Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le nom du vent de Patrick Rothfuss

 

fiche-technique

Titre : Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le nom du vent

Auteur : Patrick Rothfuss

Genre : Fantasy

Maison d’édition : Bragelonne

Date de parution : 20/11/2009

Nombre de pages : 781 pages

Nombre de tomes : 3

Prix : 25.- €

résumé

Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance, dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d’audace, dans une prestigieuse école de magie où l’attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets…
Découvrez l’extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d’exception… infâme assassin.

note

4

mon-avis

Emprunté à la bibliothèque, ce gros pavé, je dois l’avouer, me faisait un peu peur. Un grand format de presque 800 pages, ça a de quoi effrayer, c’est sûr, surtout étant donné que je n’aime pas trop passer plus d’une semaine sur un livre. Ça a été le cas pour celui-ci mais, passé les 200 pages lues, je l’ai dévoré assez vite et je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans cette lecture.

Le roman commence dans l’auberge de la Pierre levée. L’aubergiste, Kot, s’occupe de ses rares clients. Lorsque qu’un scripte, appelé Chroniqueur, fait son apparition dans ce quotidien plutôt morne, Kot va lui avouer qu’il est en réalité Kvothe, le héros mythique. Chroniqueur est prêt à recueillir le récit de sa vie. Kvothe se lance alors dans une longue histoire. Il raconte comment il est devenu l’apprenti d’un arcaniste en voyageant avec la troupe de ses parents, comment il a survécu seul dans une grande ville. Il évoque également ses années à l’Université. Mon résumé prend quelques raccourcis, mais, si je peux vous donner un conseil, c’est de ne pas lire la quatrième de couverture de ce roman (j’ai d’ailleurs écouté le synopsis dans cet article), car je trouve qu’elle en dévoile un poil trop sur l’histoire. Celle-ci est construite sur deux niveaux : ce qui ce passe dans l’auberge et le récit de Kvothe. Au départ, il est difficile de rentrer dans l’intrigue, car l’auteur ne donne pas beaucoup d’informations, il se contente de décrire les événements en utilisant des mots inconnus sans explications. J’ai dû parfois relire quelques phrases pour être sûre de bien assimiler les différents éléments. Passé ce temps d’adaptation, j’ai été totalement happée dans l’univers. J’ai d’abord été frustrée que le récit de Kvothe commence, étant donné que cela coupait l’intrigue qui se mettait en place, mais par la suite, c’est plutôt les petits chapitres dans l’auberge que je voulais rapidement lire pour retourner à l’histoire du héros. Ce dernier est un jeune homme qui semble avoir tout vécu, avoir résisté à tout. On se doute bien qu’il va se sortir de toutes les situations, vu qu’il est là pour les raconter. Il n’empêche que j’ai beaucoup apprécié suivre ses aventures. Elles sont riches de mystères, de magie, de lutte pour survivre, de découvertes en tous genres. Ce qui m’a un peu dérangée, c’est que tout se passe parfois un peu trop bien pour Kvothe, il doit avoir une bonne étoile qui le garde. Ça fait partie du genre, mais au bout d’un moment, on finit par ne plus trop trembler pour lui. De plus, il a un côté très arrogant, j’ai été choquée à certains moments par ses réactions, par son assurance un peu déplacée, mais qui le rend attachant malgré tout.

Les personnages secondaires sont tous intéressants, même s’ils occupent des fonctions légèrement prédéfinies, comme la jolie fille inaccessible et manipulatrice, les deux meilleurs amis, l’ennemi juré, etc. D’une manière générale, la trame de l’histoire suit parfois un schéma classique pour un roman de fantasy, ce qui, heureusement, ne gêne pas la lecture à outre mesure.

Je pense que ce livre peut plaire aux amateurs de fantasy. J’ajouterai cependant qu’il vaut mieux ne pas forcément prêter attention à toutes les critiques ultra-positives pour éviter d’être déçu.

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Publicités

Codex Aléra, tome 1 : les furies de Calderon de Jim Butcher

couv20419941Titre : Codex Aléra, tome 1 : Les furies de Calderon

Auteur : Jim Butcher

Maison d’édition : Bragelonne

Prix : 22.00 €

Résumé : Le sort du royaume repose sur les épaules d’un garçon qui n’a aucun pouvoir… Depuis mille ans, les habitants d’Aléra repoussent les peuplades sanguinaires qui rançonnent le morde en usant de leur relation particulière avec les furies – les forces élémentaires de la terre, de l’air, du feu, de l’eau, du bois et du métal. Mais dans la lointaine vallée de Calderon, Tavi ne maîtrise encore aucun élément, à son grand désespoir. A quinze ans, il n’a toujours pas de furie du vent pour l’aider à voler, ou de furie du feu pour allumer ses lampes. Pourtant, lorsque les féroces Marats font leur retour dans la vallée, le courage et l’ingéniosité de Tavi vont se révéler une force bien plus cruciale que n’importe quelle furie. Une force qui pourrait lui permettre d’altérer le cours de la guerre…

Note : 18/20

bragelonne

Le cours de l’histoire est déterminé non par les batailles, les sièges, les usurpations, mais par les actions individuelles. La ville, l’armée la plus puissante sont, à leur niveau le plus fondamental, un ensemble d’individus. Les décisions de ceux-ci, leurs passions, leurs bêtises et leurs rêves façonnent les années à venir. S’il y a une leçon à retenir de l’histoire, c’est que bien trop souvent, le sort d’armées, de villes, de royaumes entiers repose sur les actions d’une seule personne. En ce terrible instant d’incertitudes, la décision que prendra celle-ci, bonne ou mauvaise, bénéfique ou néfaste, grande ou petite, peut, à son insu, changer la face du monde. Mais l’histoire peut être une vraie petite souillon. Nul ne sait jamais qui est cette personne, où elle se trouve, et quelle décision elle va prendre. C’est presque assez pour me faire croire au Destin.

Extrait des écrits de Gaius Primus, Premier Duc d’Aléra.

Mon avis : Au début de l’histoire, on se fond rapidement dans le décor. Je n’ai pas l’habitude de lire du Fantasy pour la simple raison que j’avais beaucoup de préjugés sur ce genre littéraire et que je ne lui donnait tout simplement pas sa chance. Grâce à « Codex Aléra » qui à particulièrement conquis mon cœur et à « Les ailes d’émeraude de Alexianne de Lys » j’ai su m’ouvrir aux Fantasy et apprécier ma lecture.

Tout d’abord, parlons des Furies. Vous savez tous, je présume, que les furies sont des êtres mythologiques. Ces « divinités » sont souvent représentées avec de grandes ailes, des serpents pour cheveux, avec des fouets et des torches, et du sang qui coule de leurs yeux. Ici, nous sommes loin de ces créatures, dans Codex Alex les furies répondent aux éléments tels que l’Air, la Terre, le Feu, l’Eau, le Bois et le Métal chaque Aléréens ( habitant de Aléra ) se voit acquérir une ou plusieurs Furies lui donnant la forme de leur choix et elles ont chacune un prénom, ils se nomment Aérifèvres, Terrofèvres, Ignifèvres, Aquafèvres, Florifèves, Ferrofèvres.

L’Air est utiliser pour voler, contrôler le vent, augmenter la vitesse ainsi que l’agilité, un Aérifèvre est capable de se servir de l’air come « jumelles », mais il peut aussi communiquer à courte distance et les plus fort peuvent se rendre invisibles ainsi que les objets, ils peuvent aussi manipuler le temps y compris la foudre, les Aérifèvres sont pertubés par la Terre généralement sous forme de sel.

La Terre , est utiliser pour gagner de la force, faciliter la traque et la chasse, de manipuler la terre, calmer les animaux, ainsi que pour manipuler les sentiments des autres. La terre peut transporter un Terrofèvre sur un terrain comme un radeau. Lorsque le terrofèvre rompt le contact avec le sol, il n’a pas accès à sa furie.

Le Feu est utiliser pour contrôler la lumière du feu pour manipuler les sentiments passionné tels que la joie, la colère et la peur, il est aussi utiliser pour créer et manipulés des flammes à des fins constructives ou destructices. Les ignifèvres sont pertubés par l’eau.

L’Eau est utiliser pour la guérison, pour communiquer sur de très grandes distances, pour la lecture des émotions, changement de formes, et bien sur la manipulation de l’eau. Ils ont perturbés par le feu.

Le Bois est utiliser dans la manipulation des plantes, de la traque également et du camouflage, ceux qui manie le bois sont  souvent des archers puisqu’il peuvent, grâce au Bois, permettre au flèches de voler plus vite et plus loin. Cependant cela nécessite du bois ou de la matière végétale à proximité. Ils sont perturbés par le métal.

Le Métal est utiliser pour « l’escrime » , ce qui permet aux Ferrofèvres de changer la dureté du métal et de combattre avec des épées avec des lames en diamant dur. Le Ferrofèvres n’a pas besoin de lumière pour détecter un objet métallique et peut donc se battre dans l’obscurité ce qui lui donne un sérieux avantage sur son adversaire. Ils sont perturbés par le bois.

Aléra est divisé en cités avec chacune des grandes villes gouvernées par un Haut Duc, les zones périphériques des villes sont bordées de fermes appelées « exploitations » et chacune de ses exploitations sont dirigées par un Exploitant qui gouverne cette zone sous l’autorité du Haut seigneur local.

Durant ce tome, nous suivons plusieurs personnages :

  • Amara , une jeune Curseur, pleine de fougue et déterminée. Elle sert le premier Duc.
  • Tavi un jeune adolescent de 15 ans, est toujours à la recherche de sa/ses furies. C’est un garçon qui n’est pas très responsable, et qui se fourre toujours dans les mauvaises situations, il ne peut pas y faire grand chose le pauvre mais Tavi est brave et intelligent, c’est ce qui l’a toujours sauvé.
  • Fidelias est un traite qui à décidé de se ranger du côté de la légion rebelle qui veux attenter à la vie du Premier Duc. C’est un homme impitoyable.

J’ai été fascinée par les Marats même si ceux-là sont les « méchants » de l’histoire. Les Marats sont des personnes à la peau pâle et aux cheveux d’argent qui vivent sur un continent qui rejoint Aléra par un pont de terre ( où se trouve la vallée de Calderon ) ils sont simplement vêtu d’un pagne , même les femmes, oui oui vous avez bien vu ! MÊME LES FEMMES . Souvent on associe les Marats à de simples humains barbares mais leur culture et leur physiologie ( très intéressantes ) montrent d’importantes différences comme la vision de nuit ou des capacités physiques qu’un humain n’a pas et leur température est beaucoup plus élevée. C’est une race agressive qui se battent régulièrement entre eux, ils sont associés à une créature : Loup, cheval, gargante, ratite, renard, lion, ces créatures sont ce qu’ils appelle leur totem ( « chala » dans leur langue) duquel il gagnent beaucoup de leurs capacités par exemple : les membres du clan des Loups ont des crocs , les membres du clan des gargantes ont une force exceptionnelle et ceux du clan des chevaux sont rapides. Cependant, il ont une pratique particulière, ils mangent leurs ennemis parfois vivant , en faisant cela ils disent puiser la force de la personne. Ils ont de très jolis prénoms : Doroga , Kitaï, Hasnet, Atsurak, Skagara…

Le déroulement de l’histoire est très intéressant , chose que j’ai beaucoup aimé. Tout au long du livre, je me suis demandée comment les personnages allaient s’en sortir face à la tournure des événements que l’auteur nous présente, il y a toujours un retournement de situation qui complique les choses, je ne m’attendais pas à ce genre de retournement de situations et j’ai été surprise, cela rend le livre addictif . L’action est présente tout au long du tome et j’espère qu’elle y sera toujours dans les tomes suivants.

C’est une lecture vraiment très agréable qui m’a fait changer mon point de vue sur le Fantasy, je le recommanderais 1000 fois s’il le fallait mais LISEZ-LE ! C’est joyeuse que j’ai terminé ce livre et je dois dire que j’en attends extrêmement beaucoup des tomes qui vont suivre et j’espère ne pas être déçue.