Miserere de Jean-Christophe Grangé

lecture

Titre : Miserere / la marque des anges

Auteur : Jean-Christophe Grangé

Edition : Albin Michel

Prix : 22.90 €

Résumé : Étrange assassinat d’un chef de chorale d’origine chilienne dans l’église arménienne de Paris. Disparitions de plusieurs enfants de choeur. Série de meurtres opérée selon un protocole macabre : perforation inexplicable des tympans, inscriptions tirées du Miserere d’Allegri, mystérieuses traces de pas autour des cadavres : pointure 36…
Pour mener l’enquête, deux flics border line comme les aime Grangé : Kasdan, le vieux briscard à la retraite, et Volo le toxico, beau comme une rock star. Origines arménienne et russe. Deux hommes intelligents, acharnés, hantés par leur passé.

Note : 12/20

Mon avis : J’ai eu beaucoup de mal à accrocher, pour moi les premiers instants de lecture sont crucial, c’est ce qui détermine si je vais apprécier le roman. Bien sur je ne m’y arrête pas spécialement puisque le roman peut prendre une tournure inattendue mais au début je n’étais pas convaincu, c’est pourquoi j’ai traînée dans ma lecture.

Je n’ai pas trop aimer que le roman soit écrit à la 3ème personne, c’est assez dérangeant puisqu’on ne sait pas vraiment si c’est pour désigner Kasdan ou un autre personnage. De plus, la narration est externe ce qui veut dire que le narrateur apprend tout en même temps que nous et je déteste ce genre de narration pour la simple et bonne raison que je trouve cela impersonnelle, on ne sait pas ce que pense vraiment le personnage. L’histoire traîne un peu des pieds les 2 premières parties mais l’aspect s’améliore un peu vers le milieu du livre, tout de même je n’ai pas réussi à faire abstraction des points négatifs citer ci-dessus et durant ces 2 premières parties je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture car disons-le le style d’écriture est important même si ce n’est pas le seul qui détermine si l’on passe une bonne lecture ou non.

Malgré tout ceci, j’ai décider de continuer ma lecture et je n’ai pas été déçu de mon choix puisque dans cette troisième partie j’ai été « ravie ». J’ai beaucoup apprécier le contexte historique lié à l’enquête : 1ère et 2ème guerre mondiale ( 1914-1918 ; 1939-1945 ) et le régime militaire d’Augusto Pinochet au Chili ( 1973-1990 ) , personnellement je n’avais jamais entendu parler de cette dictature militaire, donc d’un côté ce roman m’a apporté de la culture. Je dirais également que la troisième partie du livre est la plus intéressante, c’est celle qui détient toute l’action que l’on attend depuis le début, l’univers glauque de Hartmann m’as à la fois impressionnée et répugné, mais ce n’est pas tout : j’ai beaucoup apprécier l’ultime combat, il faut dire que je ne m’attendais pas du tout à ça.

– Ma femme est morte en 2001, dit-il enfin. Cancer généralisé. Rien d’original.

– Vous avez morflé ?

– Bien sur. Mais depuis sa disparition, je me sens plus fort, plus lucide. A force de vivre dans la violence, j’avais fini par me croire invincible, tu vois ? Quand Nariné est partie, ce n’est pas l’intrusion violente de la mort dans la vie qui m’a surpris. C’est le contraire. J’ai compris à quel point la vie appartient à la mort, à quel point elle n’est qu’une brève parenthèse. Un sursis dans un océan de néant. La mort de Nariné, pour moi, ça a été ça. Un rappel à l’ordre. Nous somme tous des morts en devenir…

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