Fantasy, Les avis de Foxyreader, Très bonne lecture 4/5

Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le nom du vent de Patrick Rothfuss

 

fiche-technique

Titre : Chronique du tueur de roi, tome 1 : Le nom du vent

Auteur : Patrick Rothfuss

Genre : Fantasy

Maison d’édition : Bragelonne

Date de parution : 20/11/2009

Nombre de pages : 781 pages

Nombre de tomes : 3

Prix : 25.- €

résumé

Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps. Son enfance, dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d’audace, dans une prestigieuse école de magie où l’attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets…
Découvrez l’extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d’exception… infâme assassin.

note

4

mon-avis

Emprunté à la bibliothèque, ce gros pavé, je dois l’avouer, me faisait un peu peur. Un grand format de presque 800 pages, ça a de quoi effrayer, c’est sûr, surtout étant donné que je n’aime pas trop passer plus d’une semaine sur un livre. Ça a été le cas pour celui-ci mais, passé les 200 pages lues, je l’ai dévoré assez vite et je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans cette lecture.

Le roman commence dans l’auberge de la Pierre levée. L’aubergiste, Kot, s’occupe de ses rares clients. Lorsque qu’un scripte, appelé Chroniqueur, fait son apparition dans ce quotidien plutôt morne, Kot va lui avouer qu’il est en réalité Kvothe, le héros mythique. Chroniqueur est prêt à recueillir le récit de sa vie. Kvothe se lance alors dans une longue histoire. Il raconte comment il est devenu l’apprenti d’un arcaniste en voyageant avec la troupe de ses parents, comment il a survécu seul dans une grande ville. Il évoque également ses années à l’Université. Mon résumé prend quelques raccourcis, mais, si je peux vous donner un conseil, c’est de ne pas lire la quatrième de couverture de ce roman (j’ai d’ailleurs écouté le synopsis dans cet article), car je trouve qu’elle en dévoile un poil trop sur l’histoire. Celle-ci est construite sur deux niveaux : ce qui ce passe dans l’auberge et le récit de Kvothe. Au départ, il est difficile de rentrer dans l’intrigue, car l’auteur ne donne pas beaucoup d’informations, il se contente de décrire les événements en utilisant des mots inconnus sans explications. J’ai dû parfois relire quelques phrases pour être sûre de bien assimiler les différents éléments. Passé ce temps d’adaptation, j’ai été totalement happée dans l’univers. J’ai d’abord été frustrée que le récit de Kvothe commence, étant donné que cela coupait l’intrigue qui se mettait en place, mais par la suite, c’est plutôt les petits chapitres dans l’auberge que je voulais rapidement lire pour retourner à l’histoire du héros. Ce dernier est un jeune homme qui semble avoir tout vécu, avoir résisté à tout. On se doute bien qu’il va se sortir de toutes les situations, vu qu’il est là pour les raconter. Il n’empêche que j’ai beaucoup apprécié suivre ses aventures. Elles sont riches de mystères, de magie, de lutte pour survivre, de découvertes en tous genres. Ce qui m’a un peu dérangée, c’est que tout se passe parfois un peu trop bien pour Kvothe, il doit avoir une bonne étoile qui le garde. Ça fait partie du genre, mais au bout d’un moment, on finit par ne plus trop trembler pour lui. De plus, il a un côté très arrogant, j’ai été choquée à certains moments par ses réactions, par son assurance un peu déplacée, mais qui le rend attachant malgré tout.

Les personnages secondaires sont tous intéressants, même s’ils occupent des fonctions légèrement prédéfinies, comme la jolie fille inaccessible et manipulatrice, les deux meilleurs amis, l’ennemi juré, etc. D’une manière générale, la trame de l’histoire suit parfois un schéma classique pour un roman de fantasy, ce qui, heureusement, ne gêne pas la lecture à outre mesure.

Je pense que ce livre peut plaire aux amateurs de fantasy. J’ajouterai cependant qu’il vaut mieux ne pas forcément prêter attention à toutes les critiques ultra-positives pour éviter d’être déçu.

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Contemporaine, Drame, Les avis de Foxyreader, Très bonne lecture 4/5

Le liseur de Bernhard Schlink

 

fiche-technique

Titre : Le liseur

Auteur : Bernhard Schlink

Genre : Contemporain, Drame

Maison d’édition : Folio

Date de parution : 01/01/1996

Nombre de pages : 243 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 7.70 €

résumé

A quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d’une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l’un de leurs rites consiste à ce qu’il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain. Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de des études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l’insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais. Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : « Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération que j’aurais moins bien su camoufler que les autres ?

note

4

mon-avis

J’ai toujours voulu m’attaquer à ce standard de la littérature allemande contemporaine. J’ai vu le film il y a quelques années (avec notamment Ralph Fiennes et Kate Winslet), j’en garde un très bon souvenir. Il m’a donnée encore plus envie de découvrir le livre. J’ai apprécié ma lecture même si l’histoire n’est pas exempte de défauts.

On rencontre le personnage principal, Michaël, alors qu’il a 17 ans et qu’il est lycéen. Un jour qu’il est malade et vomit sur un caniveau dans la rue, une femme l’emmène chez elle pour s’occuper de lui. Quelque temps après, Michaël retourne là-bas pour la remercier. Hannah, c’est son nom, lui propose de prendre un bain, ce qui, de fil en aiguille, les mène au lit. Ils deviennent amants, apprennent à se connaître peu à peu. Une routine s’installe : avant l’amour, Michaël fait la lecture à Hannah. Quelques années plus tard, alors qu’ils se sont perdus de vue, Michaël suit un procès dans le cadre de son cours de droit et retrouve Hannah sur le banc des accusés. Les souvenirs de Michaël refont surface et avec eux beaucoup de questions. Ce résumé n’est pas forcément des plus attirants mais, dans ce roman, j’ai trouvé que les réflexions du personnage principal étaient presque aussi intéressantes et importantes que le déroulement du récit. Le texte étant écrit à la première personne, on est totalement immergé dans les pensées de Michaël. Ce dernier est un garçon plutôt normal, si l’on exclut le fait qu’il a une liaison avec une femme bien plus âgée que lui. Il semble se laisser porter par la vie, il la prend comme elle vient. Il agit de même dans sa relation avec Hannah : il s’excuse tout le temps, il la laisse remporter les disputes. Lorsqu’il la recroise au procès, il reste encore très passif, mais il se pose bien plus de questions sur cette femme qu’auparavant. On s’attache à lui car l’on voit son évolution intérieure, ce qui le frappe au fur et à mesure du temps, ce qu’il comprend en prenant de l’âge. Je peux difficilement en dire plus sur l’évolution de son comportement sans spoiler, je dirais donc simplement que j’ai aimé le voir se réveiller un peu, même s’il reste dans la retenue. Hannah, quant à elle, m’a fait de la peine. On sent qu’elle doit être malheureusement à la manière dont elle se raccroche à Michael, sans toutefois le laisser paraître. Elle s’énerve rapidement pour des raisons futiles, mais on devine qu’elle a sûrement quelque chose à cacher sous ses airs colériques, qu’elle n’a pas eu une vie facile. J’aurais apprécié avoir aussi quelques chapitres sous son point de vue, ça aurait été intéressant de voir comment elle vivait les événements de son côté.

Les chapitres sont très courts, le livre se lit vite. Le style est fluide, les pages se tournent sans que l’on s’en rende compte. J’ai malheureusement eu parfois l’impression que la façon dont les événements étaient décrits manquait d’émotion, était un peu trop descriptive. Cela ne m’a pas empêché d’apprécier les réflexions amenées par l’auteur sur l’Allemagne d’après guerre, sur la manière dont elle s’est reconstruite, sur sa culpabilité, sur ce que les jeunes de la nouvelle génération reprochaient à leurs parents. C’est un sujet difficile à aborder et j’ai trouvé que l’auteur nous livrait là un point de vue intéressant sur la question.

Je recommande ce livre à ceux qui sont intéressés par l’époque dont il traite. Je vous encourage également à découvrir le film !

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Déception : 2/5, jeunesse, Les avis de Foxyreader, Non classé, science-fiction

Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas de Tahereh Mafi

 

fiche-technique

Titre : Insaisissable, tome 1 : Ne me touche pas

Auteur : Tahereh Mafi

Genre : Jeunesse, Science-Fiction

Maison d’édition : Michel Lafon

Date de parution : 18/10/2012

Nombre de pages : 373 pages

Nombre de tomes : 3

Prix : 16.95 €

résumé

“Ne me touche pas” je lui murmure. Je mens mais ne lui dis pas. J’aimerai qu’il me touche mais ne lui dirais jamais. Des choses arrivent quand on me touche. Des choses étranges. De mauvaises choses. Des choses mortelles. Juliette est enfermée depuis 264 jours dans une forteresse pour un accident. Un crime. 264 jours sans parler ni toucher personne. Jusqu’au moment où un gardien vient partager sa cellule. Derrière sa nouvelle apparence, elle le reconnaît : c’est Adam, celui qu’elle aime en secret depuis toujours.

note

2

mon-avis

Les couvertures des livres de cette série m’ont tout de suite attirée, je les trouve vraiment magnifiques. Elles auraient, à elles seules, pu me convaincre de me lancer dans la saga Insaisissable mais, pour ne rien gâcher, j’ai lu de nombreuses critiques positives sur la blogosphère. Malheureusement, j’ai été déçue par ma lecture. Disons plutôt que je ne sais pas trop que penser de ce livre, en tous cas, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais.

L’histoire commence dans une cellule de prison. Juliette est enfermée depuis 264 jours, sans contact humain d’aucune sorte. On fait entrer un jeune homme, Adam, dans sa cellule, elle ne sait pas vraiment comment réagir ; en effet, elle ne peut toucher personne de sa peau nue sans risquer de tuer. Après quelques jours, Adam révèle qui il est vraiment : un soldat du Rétablissement, l’organisation qui a pris le pouvoir sur terre. Warner, son chef, est fasciné par Juliette à cause de son étrange don, il veut qu’elle le mette à sa disposition. Juliette n’est pourtant pas prête à céder à cet odieux personnage et elle commence à se rapprocher d’Adam, à se rappeler qu’elle le connaissait dans sa jeunesse. Le postulat de départ est assez intéressant ; le fait que personne ne puisse toucher Juliette sans risquer sa vie me plaisait beaucoup, je voyais là quelque chose d’original et de prometteur. J’étais un peu perplexe en lisant la première partie du roman, car l’auteure ne nous offre que très peu d’indices sur l’état du monde dans lequel se déroule le récit. J’ose imaginer que c’est en partie pour que le lecteur soit dans le même état que Juliette : coupé de la réalité en dehors de sa cellule. Il n’empêche que j’avais envie d’en savoir plus sur le contexte de l’histoire, comprendre ce qui s’était passé sur terre pour que la terre soit dans cet état (le fait que les oiseaux ont disparus est évoqué). Malheureusement, les réponses à mes questions ne m’ont pas été offertes ; on commence tout juste à apercevoir une explication, j’imagine que l’on en saura plus dans un prochain tome. L’accent est plutôt mis sur le triangle de personnages comprenant Juliette, Adam et Warner. Leurs interactions sont plutôt intéressantes à suivre, même si je dois admettre que je n’ai pas compris certaines de leurs réactions. J’ai eu l’impression que les événements s’enchaînaient un peu trop vite, parfois sans raison, sans réelle logique. Là où l’auteure a réussi son coup, c’est qu’elle a su mettre le doute dans mon esprit quant aux intentions des deux garçons, que l’on ne voit qu’au travers des yeux de Juliette. La seconde partie de l’histoire m’a plus convaincue, a apporté des enjeux à l’intrigue et a éveillé mon intérêt sur le côté science-fiction de l’histoire.

La plume de Tahereh Mafi est belle, très belle même. Les répétions, les ratures m’ont certes déstabilisée au départ, mais j’ai été contente de trouver ce genre d’essais stylistiques dans un roman jeunesse. Certains trouveront peut-être que ce style est lourd, qu’il ne correspond pas au type d’histoire que le récit relate, mais pour moi, il a apporté un plus à l’œuvre.

J’ai conscience que cette chronique est un peu brouillonne, mais je pense qu’elle reflète bien mon avis confus sur cette lecture. J’ai l’intention de lire le tome 2 (assez rapidement d’ailleurs vu que je l’ai emprunté en même temps que le premier à la bibliothèque), mais si le début ne me passionne pas, je risque fortement d’abandonner ma lecture.

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Bonne lecture : 3/5, jeunesse, Les avis de Foxyreader

Coeurs brisés, têtes coupées de Robyn Schneider

 

fiche-technique

Titre : Coeurs brisés, têtes coupées

Auteur : Robyn Schneider

Genre : Jeunesse

Maison d’édition : Gallimard

Date de parution : 10/10/2013

Nombre de pages : 291 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 16.90 €

résumé

Ezra Faulkner est beau, champion de tennis et appartient à la clique branchée de son lycée. Mais, un soir d’été, sa vie bascule : il est victime d’un grave accident de voiture. Après une longue convalescence, il retourne au lycée, physiquement et moralement atteint. Son année de Terminale ne se passera pas tout à fait comme prévu. Ezra intègre la joyeuse bande des « parias ». Parmi eux, il y a une nouvelle, excentrique et fascinante : Cassidy Thorpe. Ezra est amoureux mais leur histoire est impossible : Cassidy a un terrible secret.

note

3

mon-avis

Je ne me rappelle plus vraiment pourquoi j’avais initialement choisi de lire ce livre. Je n’avais rien à perdre, étant donné qu’il s’agissait d’un emprunt à la bibliothèque. Je suis d’ailleurs contente de ne pas l’avoir acheté, car ce livre m’a laissé une impression mitigée. Loin d’avoir détesté, je n’ai pas accroché plus que ça.

Le narrateur est un jeune homme en terminale, Ezra Faulkner. Beau et sportif, il avait l’habitude de faire partie de la bande populaire de son lycée jusqu’au jour où un accident de voiture l’oblige à utiliser une canne pour se déplacer. Fini le sport, fini la bande de potes, il ne se sent désormais plus à sa place parmi eux. Il choisit de faire partie de l’équipe de débat du lycée, il renoue avec son ancien meilleur ami Toby auquel il n’avait pas parlé depuis une éternité et il fait la rencontre de la nouvelle élève un peu bizarre, Cassidy Thorpe. Il déjeune maintenant à la table des « losers ». Le postulat de départ me plaisait beaucoup : assister à la dégringolade d’un populaire de lycée, le voir apprendre à se faire à nouveau des amis  et changer d’avis sur ses anciens potes. Ce n’est pas vraiment ce que j’ai trouvé dans ce livre, car cet aspect n’est pas plus développé que ça, Toby et l’équipe de débat accepte Ezra plutôt facilement. J’aurais apprécié que l’auteure se penche un peu sur ce côté de l’histoire, qu’elle nous livre plus de détails sur les changements que subit le jeune homme. J’ai cependant aimé le fait qu’il se rende compte que ces anciens amis n’en étaient pas vraiment, qu’il les voit sous un jour nouveau. Ce qui est au centre du roman selon moi, c’est la relation entre Ezra et Cassidy. Elle m’a plutôt plu car ce n’était pas une histoire idéale, pas une romance comme on en trouve beaucoup dans les romans pour ados. Les deux jeunes ne sont pas parfaits non plus, ils sont attachants à leur manière, mais on sent qu’ils se cherchent encore et ne sont peut-être pas faits pour être ensemble. Je ne comprenais pas forcément certains choix d’Ezra ; Cassidy m’a souvent agacée, j’avais l’impression qu’elle se forçait à jouer à l’originale, mais ce sont ces défauts qui apportaient de l’intérêt à leur histoire.

D’une manière générale, l’auteure a fait des choix stylistiques peu communs aux romans pour ados, un humour assez piquant (ce n’est pas le mot exact, mais je n’en trouve pas de plus approprié), le choix d’un narrateur masculin pour un livre de ce genre, des références sympathiques. Malheureusement, la phase de découverte entre Ezra et Cassidy passée, beaucoup des événements qui surviennent sont prévisibles, on s’attend également à la révélation clé. De plus, j’ai beau avoir fini ce livre il y a quelques jours, j’ai déjà du mal à me souvenir clairement de la fin, ce n’est donc pas un roman qui restera gravé dans ma mémoire.

Difficile de conseiller ou de déconseiller cette lecture, je dirais simplement que s’il vous tentait au départ, lancez-vous, mais sinon, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Historique, Les avis de Foxyreader, Très bonne lecture 4/5

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

 

fiche-technique

Titre : La couleur des sentiments

Auteur : Kathryn Stockett

Genre : Historique

Maison d’édition : Babel

Date de parution : 01/01/2012

Nombre de pages : 608 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 9.70 €

résumé

Chez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée. Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui l’a élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même laisser un mot. Une jeune bourgeoise blanche et deux bonnes noires. Personne ne croirait à leur amitié; moins encore la toléreraient. Pourtant, poussées par une sourde envie de changer les choses, malgré la peur, elles vont unir leurs destins, et en grand secret écrire une histoire bouleversante.

note

4

mon-avis

J’ai vu le film il y a quelques années, à sa sortie. J’avais vraiment adoré l’histoire, intéressante et très touchante ; cela avait été un réel coup de cœur. Ayant trouvé la version poche du roman en occasion (dans la magnifique édition « Babel »), je n’avais aucune excuse pour ne pas le lire. Après l’avoir laissé mariner un moment dans ma PàL, j’ai enfin commencé ma lecture ; je me suis laissée porter par cette histoire.

Pour résumer le début de l’histoire en quelques lignes, je dirais simplement qu’il s’agit de l’histoire de trois femmes, Aibileen, Skeeter et Minny, qui vivent dans le Mississipi dans les années 60. Skeeter, jeune fille qui vit encore sur la plantation de ses parents, rêve de devenir écrivain. Elle décroche un job au journal de la ville qui consiste en la rédaction d’une chronique sur le ménage. Elle demande conseil à Aibileen, la bonne de l’une de ses amies. Au fil du temps, Skeeter nourrit le projet fou d’interroger celle-ci sur son travail auprès des familles blanches. Malgré le danger, Aibileen finit par accepter. Minny, de son côté, doit se trouver une nouvelle place et cela même si Miss Hilly, fille de son ancienne employeuse et amie de Skeeter, crie partout haut et fort qu’elle est une voleuse. Le roman fait parler à la première personne les trois femmes tour à tour. J’ai beaucoup aimé cet aspect, c’est toujours agréable d’avoir différents points de vue sur une histoire. L’auteure elle-même dit d’ailleurs qu’il a été difficile pour elle d’écrire les pensées de bonnes (elle a eu une lorsqu’elle était enfant). Je trouve qu’elle nous livre là un récit touchant à trois voix. D’une manière générale, le sujet est très intéressant, que ce soit le fil conducteur du récit – l’écriture du livre de Skeeter – ou les différentes anecdotes que la bonne va lui raconter. Le fait qu’il y ait à la fois Aibileen et Minny permet d’avoir deux types de caractère représentés du côté des bonnes. Skeeter, quant à elle, est au départ surtout là pour leur donner la parole, mais l’auteure développe son personnage peu à peu, montrant à quel point il est aussi difficile pour elle de défendre la cause des bonnes, même si elle s’efforce de se cacher. J’ai d’ailleurs apprécié que les témoignages de celles-ci ne soient pas tous négatifs, que l’on évite le schéma manichéen des gentilles bonnes contre les méchants employeurs. Même Miss Hilly, que l’on ne peut que difficilement apprécier, se voit accorder une qualité : elle aime ses enfants et s’occupe d’eux, alors que Miss Leefolt, qui ne semble pas foncièrement méchante, ne porte presque aucune attention à sa fille. Ce qui peut être vu comme un petit point négatif, c’est que certains personnages tirent un peu vers le cliché, sont moins développés.

En ce qui concerne son style, l’auteure a totalement su me convaincre. J’étais tout d’abord un peu effrayée devant le pavé qui m’attendait, mais, à peine les premières pages tournées, j’ai été happée par l’histoire (dont je connaissais pourtant déjà les grandes lignes). Impossible pour moi de lâcher ce livre, je l’ai dévoré à une vitesse record ! Je souligne également que le style change selon la femme qui est censée s’exprimer, cela permet de s’imprégner encore plus du caractère des personnages.

Je ne peux que recommander ce livre, même si vous avez vu le film, cela ne gâchera absolument pas votre lecture !

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

jeunesse, Les avis de Foxyreader, Romance, Très bonne lecture 4/5

Écoute-là de Sarah Dessen

 

fiche-technique

Titre : Écoute-là

Auteur : Sarah Dessen

Genre : Jeunesse, Romance

Maison d’édition : Pocket Jeunesse

Date de parution : 07/06/2007

Nombre de pages : 381 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 17.24 €

résumé

Annabelle a tout pour être la star du lycée. Première de la classe, aimée par ses parents et… mannequin, la jeune fille se sent pourtant désespérément seule. Abandonnée par Sophie, sa meilleure amie, elle doit aussi affronter le mal-être de sa grande sœur. Et surtout, Annabelle n’a plus personne à qui se confier. Jusqu’au jour où elle rencontre Phil, un fou de musique qui a décidé de toujours dire la vérité en face, qu’importent les conséquences… Annabelle, qui préfère inventer des histoires pour éviter tout conflit, sera-t-elle capable d’accepter l’amitié de ce garçon si différent des autres ? Lui seul semble capable de déchiffrer son cœur comme une partition de musique.

note

4

mon-avis

Encore relecture d’un roman de Sarah Dessen ! J’avais vraiment envie de me replonger dans certaines de ses œuvres, même si je les ai déjà lues plusieurs fois. Peu de surprises dans la découverte de l’intrigue donc, mais toujours le même plaisir de lecture.

On fait la connaissance d’Annabelle, une jeune fille qui a vu sa vie changer en un été car sa meilleure amie Sophie l’a laissée tomber à cause d’une chose qu’elle n’a pas faite. Elle se retrouve désormais seule au lycée, sans amis. Elle se rapproche peu à peu de Phil, un garçon solitaire qui a pour habitude de toujours être honnête. Il déstabilise Annabelle parce qu’elle, de son côté, a plutôt tendance à enjoliver les choses pour éviter les conflits, surtout à la maison, ayant peur d’avouer à sa mère qu’elle veut arrêter le mannequinat. Il va cependant l’aider à se sentir mieux. Comme presque toujours dans les romans de cette auteure, le personnage principal est une fille attachante, mal dans sa peau et mal à l’aise dans sa situation familiale. Annabelle fait de son mieux pour ne faire de peine à personne mais ça l’empêche de dire ce qu’elle pense vraiment ou de partager ce qu’elle ressent. De même, pour elle, un conflit signe la fin d’une amitié. Bien que je comprenne qu’elle ait du mal à se confier, j’avais parfois envie de la secouer un peu pour qu’elle avoue enfin ce qui lui passait par la tête. En même temps, c’est l’évolution dans son caractère qui rend l’histoire intéressante, si elle parlait tout de suite le livre n’aurait pas lieu d’être. J’ai adoré Phil, qui l’aide à changer petit à petit. Il manque peut-être de délicatesse parfois, mais il est le seul qui est vraiment prêt à écouter la jeune fille. Sophie, surtout dépeinte lors des différents flashbacks, m’a beaucoup énervée par son comportement égoïste, je ne comprends pas pourquoi Annabelle se laissait faire. Mais elle cache aussi des faiblesses. Emma, la sœur d’Annabelle, atteinte de troubles alimentaires m’a aussi touchée dans son évolution vers la guérison. Et pour une fois dans un livre de cette auteure, les parents ne m’ont pas énervée du tout.

L’histoire est certes prévisible comme l’est souvent celle d’un roman pour ados, mais j’ai apprécié le fait que Sarah Dessen se penche plus sur le développement du caractère d’Annabelle, sur sa relation avec sa mère et sa sœur, sur la maladie de cette dernière, que sur la romance. Celle-ci est aussi présente bien sûr, mais elle passe au second plan. Les nombreux flashbacks sont bien amenés et permettent de comprendre peu à peu le comportement des différents personnages et de développer chacun d’eux. C’est bizarre à dire, mais j’ai eu plusieurs fois les larmes aux yeux en lisant les 50 dernières pages, la fin m’a émue.

Je recommande ce livre à ceux ou celles qui aiment ce genre d’histoires pour ados avec un ou deux sujets touchants en toile de fond.

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Coup de coeur : 5/5, jeunesse, Les avis de Foxyreader

La Passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairelune de Christelle Dabos

te succomber

 

fiche-technique

Titre : La Passe-miroir, tome 2 : Les disparus du Clairedelune

Auteur : Christelle Dabos

Genre : Jeunesse, Fantasy

Maison d’édition : Gallimard

Date de parution : 29/10/2015

Nombre de pages : 550 pages

Nombre de tomes : 4

Prix : 19.00 €

résumé

Fraîchement promue vice-conteuse, Ophélie découvre à ses dépens les haines et les complots qui couvent sous les plafonds dorés de la Citacielle. Dans cette situation toujours plus périlleuse, peut-elle seulement compter sur Thorn, son énigmatique fiancé ? Et que signifient les mystérieuses disparitions de personnalités influentes à la cour ? Ophélie se retrouve impliquée malgré elle dans une enquête qui l’entraînera au-delà des illusions du Pôle, au cœur d’une redoutable vérité.

note

5

mon-avis

Ce livre-là, j’avais vraiment hâte de le commencer. Je me suis retenue pendant pas mal de temps après ma lecture du premier tome parce que je savais que l’attente pour le troisième tome serait très longue. J’ai adoré ma lecture, ce second opus est vraiment génial, aussi bon que le premier, voire meilleur.

Je ne vais pas vous faire de résumé de ce deuxième tome car je ne souhaite pas spoiler ceux qui n’auraient pas lu le premier livre. Disons simplement qu’Ophélie continue d’explorer les différentes facettes du Pôle. La date de son mariage approche ; en attendant, on suit ses aventures sur cette arche qui lui est désormais un peu moins étrangère. J’ai été contente d’en apprendre plus sur Ophélie au travers de ce tome. Elle reste une anti-héroïne, maladroite et parfois naïve, mais je ne peux m’empêcher de la trouver en quelque sorte courageuse, elle réussit à se tirer de situations totalement cauchemardesques grâce à son esprit qui lui n’est pas si maladroit. Le personnage sur lequel on en apprend le plus au cours de ce tome est Thorn, et je dois avouer que je suis en totale adoration devant lui. Il se dévoile peu à peu, on commence à comprendre les raisons de son comportement, et pourtant il arrive encore à surprendre le lecteur dans ses actions. Je ne sais pas vraiment comment expliquer pourquoi j’apprécie à ce point ce personnage, mais c’est sûr : j’en suis fan ! Archibald, l’ambassadeur, me plaît bien lui aussi dans ce second opus, alors que je ne savais pas trop quoi penser de lui au départ. Bérénilde est moins présente, mais j’ai appris à mieux l’apprécier malgré cela. On fait également la rencontre de nouveaux personnages dans la veine de ceux que l’on connaît déjà, toujours prêts à comploter mais attachants à leur manière. C’est d’ailleurs cette ambiance-là que j’adore, ambiance dans laquelle on ne peut se fier à personne ou presque puisqu’il s’agit de la cour et que l’on ne sait pas qui travaille pour quel dessein.

Je ne m’étendrais pas sur l’intrigue pour ne spoiler personne, mais j’ai trouvé l’enquête pleine de mystère et plaisante à suivre. Elle suit certes quelques ficelles bien connues, mais l’univers permet une totale originalité. S’il fallait que j’énonce un point négatif, je dirais que l’auteure se répète parfois un peu dans certaines de ses tournures de phrases ou qu’elle énonce certaines informations à plusieurs reprises. Il s’agit toutefois d’un détail, le tout m’a transportée et quand je suis arrivée près de la fin du bouquin, j’ai ralenti mon rythme de lecture parce que je n’avais pas envie de le finir.

Il n’est pas difficile pour moi de vous résumer mon avis sur ce livre, ce n’est ni plus ni moins qu’un coup de cœur !

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Contemporaine, Les avis de Foxyreader, Très bonne lecture 4/5

Le confident d’Hélène Grémillon

te succomber

 

fiche-technique

Titre : Le confident

Auteur : Hélène Grémillon

Genre : Contemporain

Maison d’édition : Folio

Date de parution : 22/03/2012

Nombre de pages : 311 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 7.70 €

résumé

Au milieu des mots de condoléances qu’elle reçoit à la mort de sa mère, Camille découvre une étrange lettre envoyée par un expéditeur inconnu. Elle croit à une erreur mais, les semaines suivantes, une nouvelle lettre arrive, tissant le roman de deux amours impossibles, de quatre destins brisés. Peu à peu, Camille comprend que cette correspondance recèle un terrible secret qui la concerne. Machination diabolique sur fond de Seconde Guerre mondiale, ce roman mêle récit historique et suspens psychologique dans un scénario implacable.

note

4

mon-avis

J’ai acheté ce livre il y a environ un an et j’avais hâte de le lire. Je n’ai malheureusement pas pu le lire très vite car j’ai eu une amie chez moi pendant plusieurs jours, et je soupçonne la lenteur de ma lecture de m’avoir un peu « gâché » ma lecture, dans le sens où j’ai eu une grande cassure dans l’histoire. Il n’empêche que ce roman est bon. Vraiment bon.

Camille est éditrice, elle vient de perdre sa mère. Elle reçoit, parmi les lettres de condoléances, une lettre étrange qui lui raconte l’histoire d’un certain Louis pendant la période de la seconde guerre mondiale. Camille ne comprend pas pourquoi on lui envoie cette lettre, mais quand une deuxième arrive la semaine suivante, elle se prend au jeu et continue de lire les aventures de l’inconnu. Il lui narre l’étrange relation que son amie Annie a entretenu alors avec une certaine Madame M., une jeune mariée fraîchement arrivée dans leur village. J’ai bien aimé ce style à moitié épistolaire ; on découvre l’histoire à travers les lettres, mais elles sont tellement longues qu’elles ressemblent finalement à un récit standard. Camille disparaît assez vite au profit du contenu des lettres, je ne pourrais donc pas vraiment m’exprimer sur son personnage. Louis, qui raconte son passé, m’a semblé être la victime totale dans toute cette histoire, et j’ai apprécié le fait qu’il soit en réalité assez extérieur à l’aventure qu’il raconte, que l’on ait aussi différents points de vue sur les événements (toujours à travers ses lettres). Il a fait tout ce qu’il pouvait pour changer le cours des choses, et je le vois comme le personnage le plus sincère et le plus appréciable de ce roman. Tous les autres, que ce soit Madame M., son mari ou Annie, m’ont laissé comme un arrière goût amer avec leur côté manipulateur, égoïste. Difficile de les juger totalement car ce qui leur arrive n’est pas forcément facile à vivre, mais j’ai ressenti leurs personnalités de cette façon. En ce qui concerne l’intrigue, j’ai vraiment bien accroché, le style fluide aidant beaucoup. L’auteure met son histoire en place petit à petit, laissant paraître les informations au compte goutte, informations qui se fraient lentement un chemin dans l’esprit du lecteur pour que celui-ci puisse mettre en place toutes les pièces du puzzle. Je dois admettre que la deuxième partie du roman m’a un peu moins plu que la première, comme si mon intérêt était légèrement retombé, mais je pense que c’est justement dû au fait que j’ai laissé ce livre de côté pendant quelques jours puisque j’étais trop occupée. Un autre point négatif que je peux relever est la chronologie des éléments qui me paraissait parfois un peu floue, elle aurait pu être plus claire. J’aurais de nombreuses choses à dire sur les événements qui surviennent dans le récit, mais c’est chose impossible à faire sans vous spoiler, donc je m’arrête là.

C’est un livre que je conseille vivement, je dirais qu’il est passé à la limite du coup de cœur, ça aurait sûrement été le cas sans cette coupure dans ma lecture.

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Bonne lecture : 3/5, Drame, Les avis de Foxyreader

Neige de Maxence Fermine

te succomber

 

fiche-technique

Titre : Neige

Auteur : Maxence Fermine

Genre : Drame

Maison d’édition : Arléa

Date de parution : 01/01/1999

Nombre de pages : 96 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 12.50 €

résumé

Ce petit livre est le poème de la neige et l’histoire de son poète Yuko, une sorte de funambule des mots.
C’est aussi une très belle histoire d’amour, au délicieux parfum zen, étrange et originale.
Un très beau poème d’amour donc.

note

3

mon-avis

Une courte chronique pour ce petit livre de 96 pages. Il s’agit plus d’un conte que d’un roman, mais cela ne m’a pas empêchée de passer un bon moment de lecture.

L’auteur nous conte l’histoire de Yuko, un jeune Japonais qui écrit des haïkus. Il écrit surtout au sujet de la neige ; pour cette raison, ses poèmes manquent de couleur, ils sont invariablement blancs. C’est du moins ce que le poète de la cour affirme. Il lui conseille de se rendre auprès du maître Soseki, qui maîtrise l’art de la poésie, de la peinture, de la calligraphie, de la musique et de l’origami. En chemin, il découvre le corps d’une magnifique jeune femme emprisonnée dans la glace. Arrivé dans la demeure de Soseki, Yuko apprend l’histoire du maître poète. L’histoire est vraiment racontée à la manière d’un conte, les chapitres sont très courts, les événements s’enchaînent assez rapidement, on imagine très bien un conteur lisant ces phrases. Ce style d’écriture donne un caractère léger au récit, même si le fond n’est pas toujours très joyeux. De plus, la plume de l’auteur est vraiment très belle, très poétique. Je n’ai pas pour habitude de relever de citations dans les livres que je lis, je ne peux donc pas vous donner d’exemple ici, mais certaines phrases m’ont marquée par leur belle sonorité, par leur belle tournure. Je dois toutefois admettre que j’ai probablement lu ce livre trop vite pour l’apprécier dans toute la poésie de son écriture. Il faudrait presque ne lire qu’un ou deux chapitres par soir en prenant bien son temps (ce que je n’ai malheureusement pas fait).

C’est donc un petit livre que je recommande. Vous n’avez de toute façon pas grand chose à perdre, il n’est vraiment pas long !

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader

Bonne lecture : 3/5, Drame, jeunesse, Les avis de Foxyreader

Treize raisons de Jay Asher

te succomber

 

fiche-technique

Titre : Treize raisons

Auteur : Jay Asher

Genre : Jeunesse, Drame

Maison d’édition : Albin Michel

Date de parution : 03/03/2010

Nombre de pages : 284 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 13.50 €

résumé

Clay Jensen reçoit sept cassettes enregistrées par Hannah Baker avant qu’elle ne se suicide. Elle y parle de treize personnes qui ont, de près ou de loin, influé sur son geste. Et Clay en fait partie. D’abord effrayé, Clay écoute la jeune fille en se promenant au son de sa voix dans la ville endormie. Puis il découvre une Hannah inattendue qui lui dit à l’oreille que la vie est dans les détails. Une phrase, un sourire, une méchanceté ou un baiser et tout peut basculer…

note

3

mon-avis

Je pense avoir attendu un peu trop longtemps pour écrire cette chronique car cela fait déjà plus d’une semaine que j’ai terminé cette lecture. C’est un livre que j’ai vite lu, mais qui me laisse une impression mitigée. J’ai passé un bon moment avec ce roman, mais il ne m’a pas plus convaincue que ça, je m’attendais à quelque chose de différent, de plus émouvant peut-être. Ma chronique sera assez courte car il s’agit d’un livre comptant assez peu de pages.

L’histoire est racontée à la première personne par Clay, un jeune homme plutôt banal en âge d’aller au lycée. Ce qui est moins banal, c’est que l’une des filles de son école, Hannah, s’est suicidée quelques semaines auparavant. Un jour, il reçoit une boîte en carton contenant sept cassettes audio. Lorsqu’il met la première dans le lecteur, c’est la voix d’Hannah qui retentit. Elle a enregistré ces cassettes avant de mourir, une face pour chaque personne qu’elle juge responsable, de près ou de loin, de son suicide. Elle a envoyé la boîte à la première personne de sa liste, lui demandant de la faire suivre aux autres. Clay ne sait pas pourquoi il a reçu ces cassettes, il est sûr de n’avoir rien fait qui puisse nuire à Hannah, il était même plutôt charmé par la jeune fille. On découvre donc les cassettes en même temps que lui, tout en suivant ses aller-retours dans la ville, car il se rend à différents endroits mentionnés par Hannah. J’ai trouvé l’idée de départ originale, lire le contenu des cassettes permet d’avoir des flashbacks bien intégrés au récit. De plus, l’auteur peut ainsi décrire directement les émotions que Clay ressent en les écoutant. Malheureusement, j’ai eu l’impression qu’Hannah se contentait d’accuser les autres de son suicide, qu’elle ne se remettait pas assez en question, qu’elle se permettait trop de faire la morale. Certaines choses parmi celles qui lui arrivent sont assez horribles, mais je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle ne réagissait pas comme il le fallait. J’admets cependant avoir apprécié que l’auteur mette en avant le fait que toutes les rumeurs ou plaisanteries mesquines qui peuvent avoir cours au lycée ont plus d’importance et de conséquences que ce que l’on veut bien avouer, elles peuvent blesser plus qu’on ne le croit. Je n’avais toutefois pas l’impression de lire les confidences d’une fille sur le point de se donner la mort, plutôt  celles d’une jeune fille mal dans sa peau cherchant à rendre la monnaie de leur pièce à ses « ennemis » du lycée. La portée du roman est donc moindre pour moi car il s’agit là du point central du roman.

En bref, je dirais que ce roman n’est pas mauvais, loin de là, mais qu’il n’a pas su me toucher autant que je l’aurais espéré. J’ai tout de même passé un bon moment de lecture.

Cette chronique figure également sur le blog foxyreader