Rick Riordan – Les héros de l’olympe, tome 5 : Le sang de l’olympe

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Auteur : Rick Riordan

Maison d’édition : Albin michel Wiz

Résumé

Alors que les membres grecs et romains de l’équipage de l’Argo II ont fait des progrès dans leurs différentes quêtes, ils ne semblent toujours pas prêts de vaincre la Terre Mère, Gaïa. Ses géants ont ressuscités – tous, et ils sont plus forts que jamais. Ils doivent être arrêtés avant la fête de Spes, le moment où Gaïa a planifié de sacrifier deux demi-dieux à Athènes. Elle a besoin de leur sang – le sang de l’Olympe – afin de se réveiller. Les demi-dieux ont de plus en plus de visions d’une terrible bataille au Camp des Sang-Mêlés. La légion romaine du Camp Jupiter, dirigée par Octave, est presque à distance de tir. Même s’il est tentant de prendre l’Athéna Parthenos à Athènes comme une arme secrète, les amis save que l’énorme statue doit revenir à Long Island, où elle pourrait peut-être mettre fin à une guerre entre les deux camps. L’Athéna Parthenos ira à l’ouest ; l’Argo II ira à l’est. Les Dieux, toujours souffrant de trouble de la personnalité multiple, sont inutiles. Comment une poignée de demi-dieux peuvent espérer persévérer contre l’armée de Gaïa constituées de puissants géants ? Même si c’est dangereux de se diriger vers Athènes,ils n’ont aucune autre option. Ils ont déjà trop sacrifié. Et si Gaïa s’éveille, c’est la fin du jeu.

Mon avis

Je tiens déjà à souligner la couverture qui est sans doute la « moins pire » de toute la série (avec le tome 3). Je pense que le stagiaire qui a fait les premières à gros coup de photo montage ignoble a fini sa période chez Albin Michel Wiz. Sans avoir une couverture exceptionnelle, on a tout de même quelque chose de très regardable.

Et voilà, c’est fini fini Percy Jackson ! Dans ce dernier tome, on a sans surprise le grand combat final contre le grand méchant de l’histoire. Le ton de l’histoire est du coup beaucoup plus sérieux que les tomes précédents. L’humour étant principalement porté par Léo.

J’avais commencé à me lasser lentement de Percy Jackson en général, je trouve qu’il manque le côté nouveauté et nouvelles anecdotes mythologique des premiers tomes. Ici, on nous parle beaucoup des mêmes dieux / héros / monstres que dans les tomes précédents et cela enlève tout le côté pédagogique.

Mais comme c’est Rick Riordan, j’adore quand même rien que pour l’écriture. Une fois de plus j’ai dévoré ce tome à la vitesse de l’éclair et je ne me souviens déjà plus trop de l’histoire, sauf que c’était trop bien ! Parce que c’est cela qui fait tout: les personnages et les dialogues. Les chapitres sur Nico sont très intéressants et très touchants. Et la fin, bien qu’attendue, fait quand même plaisir et au final, j’ai une fois de plus refermé ce livre avec un sourire au lèvres.

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L’équipe au complet

 

Pour faire court

Vous aimez les livres de Rick Riordan ? Foncez ! Vous ne connaissez pas ? … commencez par le tome 1 !

 

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Kate Morton – La scène des souvenirs

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Auteur : Kate Morton

Maison d’édition : Pocket

Résumé

2011. La célèbre actrice Laurel Nicolson se rend dans le Suffolk, au chevet de sa mère âgée. Dans la ferme de son enfance, la comédienne est assaillie par les souvenirs, et plus particulièrement par les images d’un après-midi d’été étouffant, cinquante ans auparavant. Partie se réfugier dans une cabane perchée dans les arbres afin de rêvasser tranquillement, Laurel, alors adolescente, avait vu sa mère poignarder un inconnu. Un événement que personne n’avait évoqué par la suite. Hantée par ce drame resté secret, Laurel décide de plonger dans le passé de sa famille. Elle trouve dans le grenier une photographie datant de la Seconde Guerre mondiale qui lui révèle l’existence d’une certaine Vivien…

Mon avis

Ce roman est pour moi l’exemple parfait d’un roman de gare. Mais d’un bon roman de gare.

L’histoire alterne entre notre époque et Londres de 1941 avec certains passages plus courts à d’autres dates. Ce n’est pourtant pas un roman historique. L’auteur a fait des recherches mais cela ne se voit pas beaucoup dans son récit car au final, la guerre et l’Histoire est très peu présente. On suit surtout la petite vie de Dolly avec ses amies, ses amours, ses emmerdes. De tout le récit nous n’entrendrons pas parler de Churchill ou de la guerre en général. Le seul personnage qui nous la présente est Jimmy, photographe de guerre.

Cela se lit bien, les personnages sont attachants et on a envie de savoir la suite. On a des surprises à la fin du roman et c’est plutôt bien écrit. Mais on est loin du livre renversant qui change notre vision du monde. Je ne lis pas beaucoup de contemporain alors je ne suis peut être pas la mieux placée pour en parler, mais comparé à du John Irving, rien à voir.

Pour faire court

Au final, je pense que cela s’oublie assez bien, mais reste une lecture à recommander si vous avez déjà le livre chez vous.

Estelle Faye – Un éclat de givre

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Auteur : Estelle Faye

Maison d’édition : Les moutons électriques

Résumé

Un siècle après l’Apocalypse. La Terre est un désert stérile, où seules quelques capitales ont survécu. Dont Paris.
Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.
Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

 

Mon avis

Comme le résumé le souligne, nous allons suivre Chet dans un Paris post apocalyptique qui s’est plutôt bien remis, car même si beaucoup de choses ont changées dans la capitale, on y retrouve la vie parisienne, les lieux emblèmatiques de la ville et une population importante et hétéroclite.

J’ai dévoré ce livre en quelques heures pour un gros point positif : L’ambiance. Le Paris présenté est absolument génial et chaque page est truffée de bonnes idées originales. Les personnages sont très attachants et on sort vraiment des sentiers battus habituels (avoir comme personnage principal un homme bi-sexuel se travestissant pour chanter du jazz dans des bars, c’est inhabituel).

paris-tour-eiffel-apres-apocalypse.jpgL’histoire est secondaire et on le ressent surtout dans la deuxième moitié du récit. Je n’ai pas vraiment adhéré à l’intrigue dans les dernières pages, lorsque l’enjeu nous est présenté.

À la fin, nous restons avec beaucoup de questions sur le personnage principal et sur son amie. Si Chet a évolué le long du roman, on a tout de même le sentiment que son chemin n’est pas fini.

Je me dois également de préciser que ce roman n’est pas destiné à de jeunes lecteurs. Tout d’abord car on est beaucoup dans du descriptif de ce que voit et ressent Chet, et également car nous avons beaucoup de ses réflexions amoureuses et sexuelles (et quelques scènes / rêves sexualisés).

 

Pour faire court

Une bonne découverte, axée sur l’ambiance, bien écrite. L’objet livre est également magnifique et une grosse originalité.

John Green – Qui es-tu Alaska ?

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Auteur : John Green

Maison d’édition : Gallimard jeunesse

Résumé

Miles Halter a seize ans et n’a pas l’impression d’avoir vécu. Assoiffé d’expériences, il décide de quitter le petit cocon familial pour partir loin, en Alabama, au pensionnat de Culver Creek. Ce sera le lieu de tous les possibles. Et de toutes les premières fois. C’est là, aussi, qu’il rencontre Alaska. La troublante, l’insaisissable et insoumise, drôle, intelligente et follement sexy, Alaska Young.

Mon avis

« Qui es-tu Alaska? » s’inscrit dans le genre de « drama adolescent ». Ce récit a fait écho à des titres que j’avais déjà lu comme Le monde de Charlie, Love letter to the dead, Aristote et Dante découvrent les secrets de l’univers ou encore moi et Becca. On suit l’arrivée « du Gros » dans sa nouvelle école et sa rencontre avec Alaska qui semble cacher un secret derrière sa joie et ses blagues.

Je n’avais jamais lu de John Green avant et j’avoue avoir beaucoup aimé sa facon d’écrire. On est face à un tableau réaliste de la vie au lycée, des pensées des adolescents et de leurs relations, qu’elles soient amicales ou amoureuses. La fin est touchante et fait réfléchir. L’auteur et le personnage principal étant fan de « dernière paroles avant de mourir de personnes célèbres » le livre en est truffé et cela, ajouté au « listes » que se fait Miles dans sa tête, donne une vrai personnalité au livre.

Comme pour les livres cités au dessus, le sentiment que me laisse ce livre est que j’aurais du lire ce genre de romans lorsque j’étais au lycée. Cela m’aurait sûrement beaucoup plu et j’aurais également mieux apprécié l’histoire. J’aurais aussi été bien mieux touchée par les sentiments décrits qu’à l’heure actuelle en tant qu’adulte. Et j’aurais également mieux aimé les descriptions de vie quotidienne d’ado.

Car c’est un peu un reproche global à ces livres, c’est qu’on est toujours face au même genre et à la même histoire. Aristote et Dante m’avait impressionné car je n’avais jamais lu cela avant (et je maintiens que c’est à ce jour mon livre préféré parmis ce genre) et que cela me parlais. Mais relire 10 fois l’arrivée dans une nouvelle école d’un adolescent un peu paumé, cela devient très répétitif. Surtout quand on y rajoute un drame qui est plus ou moins le même.

Pour faire court

Sans révolutionner le genre, Qui es-tu Alaska ? Permet un moment de lecture agréable grâce à la plume de l’auteur. Le livre se lit facilement et nous fait réfléchir avec les personnages. Ce livre ne restera pourtant pas parmi mes « inoubliables ».

Peter V. Brett – Le cycle des démons, tome 1 : L’homme rune

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Auteur : Peter V. Brett

Maison d’édition : Milady

Résumé

Il y a parfois de très bonnes raisons d’avoir peur du noir… Dans le monde du jeune Arlen, dès que le soleil se couche, les démons sortent de terre et dévorent les êtres vivants. Le seul espoir de survie : s’abriter derrière des runes magiques qui repoussent ces monstres et prier pour qu’elles tiennent jusqu’aux premières lueurs de l’aube. Seule une poignée de Messagers bravent la nuit au péril de leur vie pour relier les hameaux dont les habitants ne s’éloignent jamais. Mais lorsqu’une terrible tragédie le frappe, le jeune Arlen décide qu’il ne veut plus vivre dans la peur : il quitte sa ferme et part sur les routes en quête d’un moyen de se battre contre les démons et de les vaincre.

Mon avis

Ce livre est une de mes meilleures lectures fantasy de cette année. Je regrette juste de l’avoir fait autant traîner dans ma PAL.

Dans ce monde, la nuit appartient aux monstres qui apparaissent au coucher du soleil. Les humains ont oublié depuis longtemps comment combattre efficacement ces monstres et le seul moyen de s’en protéger est de dessiner des runes protectrices autour de sa maison.

On suit 3 personnages différents tout au long du roman de leur enfance au début de l’âge adulte grâce à des bonds dans le temps occasionnels de plusieurs années. Chacun des trois personnages prendra une voix différente des autres :
– Arlen voudra devenir messager, les seuls qui affrontent la nuit grâce, entre autres, à des runes portatives. C’est le personnage qu’on suivra le plus.
– Leesha deviendra cueilleuse, l’équivalent des infirmières, une communauté qui a accès à certains textes ancien et oubliés
– Rojer prendra la voie des Jongleurs, ces artistes de rue qui accompagnent souvent les messagers de village en village.

Chaque héros a son histoire et on s’attache à eux en seulement quelques pages. Leurs histoires sont variées, souvent dures, mais on rit, on pleure et on s’indigne avec eux. Tous ont une personnalité entière, même les personnages secondaires. Certains ne sont pas des héros, d’autres ont des réactions déraisonnables, mais aucun personnage n’est manichéen (sauf peut-être la mère de Leesha, d’où mon léger agacement lorsqu’elle ouvrait la bouche). Toutes les personnalités sont complexes.

Homme-RuneCe qui m’a le plus impressionné, c’est l’univers que développe l’auteur. Ici, on est loin des classiques de fantasy habituels : Pas de fin du monde qui ne peut être évité que par une alliance entre les elfes et les nains, pas non plus de personnage devant se cacher car il a assassiné le roi. Là c’est très innovant et tout se tient. L’univers est très travaillé sans jamais être compliqué. On comprend rapidement le fonctionnement de cette vie entravée par les monstres, l’Histoire de ce monde nous est résumée efficacement. Les jongleurs, qui au départ étaient pour moi une idée assez bancale, ont été tellement bien approfondis que leur existence m’a paru ensuite couler de source.

La fin laisse entendre une nouvelle tournure du récit et j’ai hâte de me procurer la suite. J’espère seulement que l’auteur me réserve de nouvelles surprises dans un univers tout autant cohérent.

Pour faire court

Si la suite m’offre autant de surprises et de plaisir que le tome 1, cette série pourra sans hésiter figurer à mon palmares des « séries de fantasy à lire absolument ».

Gena Showalter – Chroniques de Zombieland, Tome 1 : Alice au Pays des Zombies

chroniques-de-zombieland,-tome-1---alice-au-pays-des-zombies-3766683Titre : Alice au pays des zombies

Auteur : Gena Showalter

Maison d’édition : Harlequin, collection Darkiss

Résumé

Moi, Alice, j’ai cessé de me croire au pays des merveilles le jour où je les ai vus. Eux, les monstres. Ils existent. Ils ont pris ma petite sœur. Ils ont dévoré mes parents. Bientôt, ils seront partout et ils dévoreront vos familles, vos copains, notre monde… Vous voulez ça ? Non, moi non plus. Alors, je vais rejoindre Cole et sa bande, et avec eux, je vais me battre jusqu’à la mort s’il le faut. Contre les monstres … les Zombies.

Mon avis

<Attention : Cette chronique ne sera pas objective et contient quelques spoil !!>

Lorsque le livre est sorti, il a fait un carton et j’ai pu entendre partout que ce livre était génial. Les notes sont d’ailleurs très bonnes sur les différents sites de lecture.
Les 30 premières pages sont super: On apprend que les parents d’Alice vont mourir, puis on assiste à leur mort sanglante, je me suis dit : « ouah, ça commence fort, ça va être génial » …

Et c’est tout.

Ensuite on suit la vie d’Alice: Alice va dans son nouveau lycée, Alice se fait une meilleure amie, Alice rencontre des garçons trop beaux et trop mystérieux, Alice va à une fête, Alice se demande qui a lancé la rumeur que c’est la pétasse du lycée alors qu’elle n’avait jamais embrassé de garçons jusque là … ah oui, et des fois, il y a des zombies ! Pour le coup c’est très subjectif, mais personnellement, ce n’est pas ce à quoi je m’attendais (je n’ai remarqué la maison d’édition qu’en rentrant chez moi)  et j’ai été déçue.

Ce qui me déçoit le plus, c’est la pub positive que j’ai entendu autour de ce livre. Je ne pense pas que mon avis négatif vienne seulement du fait qu’on est de nouveau dans la même histoire que d’habitude à suivre une pauvre lycéenne qui voit sa vie basculer et doit à la fois sauver le monde et sortir avec l’homme le plus beau et mystérieux de la terre dont elle n’est amoureuse que parce qu’elle rêve de coucher avec (littérallement). Non, c’est aussi parce que l’écriture n’est pas là pour rattraper le reste :

L’histoire ne tient pas debout deux secondes car si Alice est censée avoir un pouvoir super rare, on apprend que 70% du lycée a le même puisque même la directrice est au courant. Mais ce genre d’incohérences (parce qu’il y en a plein !) pourraient être pardonnées si l’histoire était suffisamment bien écrite.

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Alice et Cole : Le couple du livre … on voit bien qu’ils ont l’air de lycéens normaux.

Mais même sur ce point, c’est une catastrophe. On assiste à toutes les mauvaises techniques connues pour rajouter du suspens où il n’y en a pas. Petite liste non exhaustive:
– Les personnages sont paranos et du coup ne lâcheront des informations seulement au bout de 3 confrontations, soit 50 pages pour rien (même les adultes). C’est vrai que la nouvelle de 16 ans qui ne sait pas ce qui se passe pourrait carrément bosser pour l’ennemi.
– Ces mêmes personnages sont également débiles puisqu’ils ne se posent pas de questions plus que cela même quand ça semble très suspect (les fameuses 60 pages à se demander pourquoi la moitié du lycée porte des manches longues en pleine canicule après avoir raté les cours et les maladies graves très rares qui tue un personnage tous les 3 chapitres).
– Le bonus : Un journal intime bourré de secrets qu’Alice ne peut lire que 1 page après l’autre, le reste étant codé jusqu’à … ce que quelque chose lui arrive (je suppose que comme dans un jeu vidéo, elle gagne des niveaux et à le droit d’en savoir plus sur l’histoire). Révélation qui ne servent le plus souvent à rien car elles arrivent trop tard (Journal : Pour combattre les zombies il faut être prêt à sacrifier les personnes que tu aimes le plus. Alice : Merci de l’info, mais 3 personnages secondaires sont déjà morts).

Il y a tout de même de bonnes idées. Je n’ai pas été gênée par les zombies qui ne sont pas ce à quoi on pourrait s’attendre, la façon de les combattre est aussi originale, les personnages ont des « capacités » mais encore une fois, c’est un peu tout mélangé de ce côté et comme rien n’est vraiment expliqué j’ai été déconnectée du récit plusieurs fois. Je suppose qu’il y a des explications dans les tomes suivants, mais je ne les lirai pas.

Alors oui, ça se lit vite et on tourne les pages mais, très honnêtement, même pour une lecture détente on trouve facilement mieux ailleurs.

Pour faire court

Une grosse déception pour moi, un livre que j’ai seulement continué parce que je n’avais que celui-ci et n’étais pas chez moi (et aussi parce qu’à la fin, j’ai rigolé tellement c’était pas terrible). Point positif tout de même : Le livre est magnifique. J’ai une version allemande hardback très travaillée qui fait que je ne revendrai pas ce livre.

Geoff Johns – Justice League, Tome 1 : Aux origines

justice-league-tome-1---aux-origines-2361502-250-400Titre : Justice League, Tome 1 : Aux origines

Auteur : Geoff Johns

Illustrateur : Jim Lee

Maison d’édition : Urban Comics

Résumé

Il y a cinq ans, nul ne connaissait l’existence des surhommes, et encore moins celle des super-héros… Avec l’apparition de Superman, Batman, Green Lantern et Wonder Woman, les autorités, effrayées par la puissance de ces individus, les déclarèrent hors-la-loi. Cependant, lorsque Darkseid projeta de conquérir la Terre, les Humains durent se placer sous la protection de leur héros. Voici le récit de la première union des plus grands justiciers qui allait bientôt devenir la célèbre Ligue de Justice.

Mon avis

Des histoires de la ligue des justiciers, il y en a à la pelle, entre les dessins animés, les comics, les jeux vidéos … Ici on efface tout et on recommence. Dans ce tome 1, on assiste à la rencontre entre tous les super-héros DC et à leur alliance pour combattre le Mal (ici Darkseid).

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L’équipe au complet
Rencontre avec Wonder Woman

On retrouve la petite équipe dont la plupart se détestent cordialement les uns les autres : Superman, LE cliché du super héros. Batman, celui qui s’en sort sans pouvoirs. Green Lantern, qui veut juste avoir la classe. Flash, qui essaie du mieux possible de rester discret. Wonder Woman, parce que l’égalité homme-femme s’est important, surtout avec une mini jupe. Aquaman, qui parle aux requins. Et Cyborg, qui parle aux machines.

L’histoire elle-même est cliché au possible. La rencontre explosive, puis la collaboration pour détruire le méchant qui est méchant … parce que … voilà. Mais c’est un tome 1 alors on pardonne, d’autant que ce comic est bourré d’humour qui fait souvent mouche.

Les dessins sont très agréables et modernes, hauts en couleurs. On a beaucoup de double-pages magnifiques et les Éditions Urban Comics font toujours un super travail dans les « bonus » avec des planches/croquis/couverture alternatives inédites.

Marissa Meyer – Les chroniques lunaires, tome 3.5 : Levana

Titre : Les Chroniques lunaires, tome 3.5 : Levanales-chroniques-lunaires,-tome-3.5---levana-613121

Auteur : Marissa Meyer

Maison d’édition : Pocket Jeunesse

Résumé

« Miroir, mon beau miroir,
dis-moi, qui est la plus belle ? »

Pour les lecteurs des Chroniques Lunaires, Levana est une reine cruelle qui se sert de son magnétisme pour imposer amour et crainte à ses sujets. Mais bien avant que Cinder, Scarlet et Cress ne se rencontrent, Levana a vécu une toute autre histoire, une histoire d’amour et de guerre, de trahison et de mort. Une histoire qui n’a jamais été contée… jusqu’à présent.

Mon avis

Dans ce tome 3.5 qui comporte environ 200 pages, on suit l’adolescence de la princesse Levana et de son ascension au trône. Ce tome est également un bon résumé des « épisodes précédents » puisque tous les évènements antérieurs au premiers tomes sont mentionnés.

J’ai adoré ce tome intermédiaire. Suivre la méchante des autres tomes et avoir son point de vue est très intéressant, surtout pendant son enfance, car elle a un caractère assez différent de celui qu’elle aura une fois adulte.

On retrouve une Levana pas très aimée par sa famille et sans amis … Et un peu folle aussi à mon avis (elle a des sentiments et des convictions pas très saines pour elle et son prochain). On la voit évoluer au fil des années et, sans parvenir à la comprendre ou à la plaindre, on finit par découvrir une autre facette de cette méchante reine.

L’écriture est comme toujours très addictive et dans un court roman comme celui-ci, où le récit est accéléré, il est pratiquement impossible de décrocher de sa lecture.

Le seul point noir de ce roman est sans doute son prix dans son édition francaise (12€ en ebook et environ 16€ en broché). Mon édition étant en anglais (env. 9€), j’ai remarqué que ce demi-tome coutait plus cher qu’un tome normal de 500 pages, ce qui est difficilement compréhensible.

Mark Millar – Superman Red Son

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Titre : Superman Red Son

Auteur : Mark Millar

Illustrateurs Dave Johnson, Kilian Plunkett

Maison d’édition : Urban Comics

Résumé

Ukraine, 1938. Une fusée s’écrase en pleine campagne : à son bord, un bébé qui va être rapidement adopté par un couple de fermiers. Des années plus tard, l’enfant a grandi au sein du régime stalinien. Il devient alors le héros des travailleurs et la fierté de l’État soviétique. Son nom ? Superman ! Mais lorsque Joseph Staline meurt, c’est à cet homme de fer qu’il incombe de diriger et de faire fructifier un empire à l’abandon…

Mon avis

Cette lecture a été ma première immersion dans les comics de Superman. Ce tome est en effet très accessible aux non initiés puisqu’on part du principe que Superman ait atterrit en URSS au temps de Staline et ait grandi dans l’idéologie communiste. Cela rend la lecture facile, il suffit simplement de connaitre un petit peu Superman (un film, ou la série Smallville suffit largement).

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Batman version russe : Vive la moumoute !

Dans ce tome qui s’étend sur environ 50 années, on retrouve tous les personnages emblématiques de l’univers DC. Côté USA on suit Lex Luthor et sa femme Lois Lane. Mais le plus intéressant se passe en Europe avec Superman (bien sûr), Wonder Woman, Batman … Chaque personnage est revisité pour coller à l’uchronie présentée. L’histoire de Batman m’a particulièrement touchée. Chaque personnage est remanié pour coller aux idéologies de leur origines respectives et cela marche assez bien.

Côté scénario, on suit une histoire intéressante, qui change des traditionnels « le héros se bat contre le très méchant » puisque ici on est plutôt dans un cadre « les USA se battent contre le Superman, emblème du communisme ». Le principal point noir concernant le scénario, à mon sens, est d’avoir placé une assez grosse partie de l’histoire aux Etats-Unis. Malgré la volonté de l’auteur d’écrire un texte en demi teinte et de ne pas décrire les communisme comme les méchants, on sent tout de même que l’histoire a été écrite par un américain. Il manque un peu de « positif » dans la présentation du communisme (il devait bien y en avoir tout de même) et cela manque un peu de subtilité dans le discours.

D’un point de vue historique, on apprend pas mal de choses puisque même si l’histoire est remaniée, on rencontre par exemple J. F. Kennedy, Staline …

C’est un oiseau? Un avion ? non ! C’est Camarade Superman !

 La fin (ou plutôt l’épilogue) est très bien trouvée et très inattendue. Elle donne un point de vue nouveau sur l’histoire.

Tout cela est appuyé par un visuel superbe. Les dessins sont magnifiques et très colorés (la couleur rouge étant mis à l’honneur). Les costumes remaniés sont très intéressants à regarder et ne dénaturent pas les personnages qui les portent.

 Pour faire court

Un tome très intéressant autant visuellement que scénaristiquement. Peut plaire autant aux fans de Superman comme aux débutants en Comics.

Isaac Asimov – Les Robots de l’aube

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Auteur : Isaac Asimov

Maison d’édition : J’ai lu

Résumé

Quand Elijah Baley arrive sur Aurora, il pressent qu’il va au-devant de sa plus périlleuse
mission. Il s’agit en effet pour lui de découvrir qui, pour la première fois dans la galaxie, s’est rendu coupable du meurtre de Jander Panell, le robot positronique le plus sophistiqué jamais créé, une créature atteignant un degré d' » humanité  » très supérieur à tout ce que le Dr Susan Calvin aurait pu imaginer. Or le seul être qui possédait les compétences nécessaires pour commettre un tel crime n’est autre que son propre concepteur, le Dr Fastolfe ! Heureusement, Baley sera à nouveau assisté sur cette affaire de Daneel Olivaw, désormais l’unique robot humaniforme encore en activité…

Les robots pour les nuls

Le cycle des robots d’Asimov a été écrit dans les années soixante et regroupe des nouvelles (tomes 1 et 2) et des romans (tomes 3 à 6) ainsi que pas mal d’autres livres plus ou moins liés. Les tomes peuvent se lire indépendamment les uns des autres, même si ils suivent un ordre chronologique. Toutes les histoires ont pour lien un ou plusieurs robots qui : ne répondent plus aux ordres / sont bloqués / ont « enfreint » une loi de la robotique (rayer les mentions inutiles) et dont le protagoniste tentera de comprendre le pourquoi du comment.

Les robots suivent tous les trois lois de la robotique qui sont absolues et ont été tellement bien inventées qu’elles sont souvent reprises par d’autres auteurs de science-fiction

Première loi de la robotique (film I, Robot)
Première loi de la robotique (film I, Robot)

Première Loi : « Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger. »

Deuxième Loi : « Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi. »

Troisième Loi : « Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’entre pas en contradiction avec la Première ou la Deuxième Loi. »

Mon avis

Enfin le tome où l’on va sur Aurora. J’attendais de découvrir ce monde avec impatience. Cette planète sur laquelle les gens vivent en harmonie parfaite avec les robots, où la médecine est tellement évoluée que les personnes vivent plusieurs centaines d’années et où l’on déteste cordialement les terriens, bien qu’étant les ancêtres des aurorains, que l’on trouve attardés.

Je n’ai pas du tout été déçue. Plus encore que l’enquête policière, c’est la confrontation entre Elijah, le terrien, avec le peuple d’Aurora qui est le plus intéressant à lire. De voir ce que deviendrait une telle société. On suit les surprises d’Elijah et on se retrouve comme lui perdu par les coutumes des habitants (mêmes les toilettes sont complètement inattendues, je ne parle même pas des relations sexuelles locales). Et pourtant tout a une logique. La façon de penser des différents protagonistes nous est expliquée de façon simple.

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Susan Clavin : Scientifique des premiers tomes

Les relations avec les robots sont moins présentes que dans les tomes précédents malgré la présence constante de deux protagonistes robots (plus le robot « mort »). Ici c’est l’accent sur les humains qui est mis. Asimov se sert de la technologie pour nous expliquer comment fonctionnent les terriens et les humains de cette époque, ce qui rend le livre facile à lire car au final, peu de discussions « scientifiques » sont présentes.

Certains clin d’œils aux tomes précédents et suivants sont présents, mais tout est (ré)expliqué pour
que le lecteur ne soit pas perdu. Et au final, moi qui ne me souvenais pas des tomes précédents, je n’ai pas été perdue une seule seconde.

Deux mots sur la fin : Ouah ! Génial !

Sans spoiler, on a une conclusion parfaite et qui promet beaucoup pour le tome suivant (qui se passe des années plus tard avec un autre héros). Un dernier tome que j’ai plus qu’hâte de lire.

Pour faire court

Asimov est une valeur sûre de la science fiction, un auteur très abordable dont les textes ont beaucoup mieux vieillis que d’autres auteurs de son époque. Parfait pour les lecteurs débutants et fan de SF ! Ce tome-ci ne faisant pas exception.