Coup de coeur : 5/5, jeunesse, Les avis de Foxyreader, Romance

Pour toujours… jusqu’à demain de Sarah Dessen

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Titre : Pour toujours… jusqu’à demain

Auteur : Sarah Dessen

Genre : Jeunesse, Romance

Maison d’édition : Pocket Jeunesse

Date de parution : 06/05/2008

Nombre de pages : 452 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 18.00 €

résumé

Depuis la mort de son père, Macy fait tout pour soulager sa mère. Elle a renoncé à ses loisirs et désormais, elle rentre tous les soirs à huit heures pour repasser ses vêtements et réviser ses cours. Heureusement, Jason, son petit copain un maniaque surdoué qu’elle admire beaucoup est là pour la soutenir dans cette vie bien ordonnée. Jusqu’au jour où Macy rencontre une bande de joyeux déjantés avec qui elle se lie d’amitié. À leurs côtés elle prend soudain conscience qu’elle n’est pas heureuse. Mais pour le devenir, elle doit évoluer. Le changement s’annonce difficile, voire douloureux, même si Tim, un garçon absolument craquant, semble prêt à l’aider…

note

5

mon-avis

Il s’agit là d’une relecture que je voulais faire depuis quelque temps déjà. J’adore Sarah Dessen, ses livres ont bercé mon adolescence et j’aime beaucoup les relire de temps en temps, surtout ceux de cette « série » (ils ne se suivent pas, mais ont le même genre de couverture). J’imagine bien que je suis tout sauf objective concernant ce livre, car même si je peux lui voire des défauts maintenant que j’ai un peu grandi, il reste l’un de mes livres préférés.

Le roman raconte l’été d’une adolescente, Macy. Jason, son petit ami, un jeune homme très brillant et surtout très carré dans sa manière de vivre, part en camp pour presque toutes les vacances, elle se retrouve donc toute seule, avec la mission de le remplacer à la bibliothèque. Ce job n’étant pas des plus agréables à cause de ses collègues et Jason ayant décidé d’une pause dans leur relation car elle lui a dit « je t’aime », Macy décide de travailler pour Delia, le traiteur que sa mère a employé pour une soirée. À ce nouveau travail, elle fait la connaissance de Kristy, jeune fille excentrique, de sa soeur Monica, très peu loquace, de Greg, adolescent persuadé que la fin du monde est proche, et de Tim, jeune homme plutôt séduisant. Avec eux, elle va réapprendre à être heureuse car depuis la mort de son père, elle s’échine à être parfaite, à ne rien laisser transparaître. Sa mère ne voit malheureusement pas ce changement d’un très bon œil. Les romans de Sarah Dessen suivent souvent un peu le même schéma : une adolescente se fait une nouvelle amie qui va l’aider à s’apprécier, à s’affirmer. On rajoute une intrigue amoureuse et des tensions avec les parents, et on se retrouve avec l’un de ses romans. On pourrait croire qu’il s’agit d’un mauvais point, alors que ce n’est pas le cas du tout. J’ignore comment l’auteure s’y prend, mais ses histoires m’emportent toujours, je me prends au jeu (presque) à chaque fois. Cela tient probablement aux personnages qu’elle arrive très bien à développer. Pour toujours… jusqu’à demain ne fait pas exception à la règle. Macy est très attachante, elle est l’héroïne adolescente par excellence : plutôt mal dans sa peau, elle a du mal à s’affirmer. Je ne suis pas d’accord avec tous ses choix mais suivre son évolution a été très plaisant. Kristy est l’un des personnages que je préfère (avec Tim), car elle s’évertue à faire sortir Macy de sa coquille, même lorsque celle-ci ne se laisse pas atteindre. Elle se fiche de ce que les gens pensent d’elle et apporte ainsi un bol d’air frais à Macy. Tim est mon petit coup de cœur dans ce livre ; j’étais simplement contente de pouvoir lire des scènes où il apparaissait. Il est au final une personne assez simple, mais grâce au jeu de vérité auquel il joue avec Macy, cette dernière apprend à se livrer, ce qu’elle ne peut faire avec personne d’autre.

Pour essayer de garder une vision un peu plus objective, je dirais que le début est un peu rapide, comme si le lecteur arrivait vraiment comme un intrus dans l’histoire. Juste après, il y a un passage très descriptif, une sorte de présentation rapide des personnages qui casse un peu le rythme de la narration. Cependant, une fois passé ce passage, la lecture est très fluide et agréable. La fin de l’histoire est bien entendu assez prévisible, mais c’est quelque chose qui ne me dérange pas en soi quand je lis ce genre de livres ; c’est surtout la manière d’arriver à cette fin qui importe.

Je vous recommande bien sûr ce roman à toutes les adolescentes, car c’est clairement un coup de cœur pour moi. Pour les adultes, c’est un risque à prendre, la seule chose que j’affirmerais, c’est que Sarah Dessen est l’une des meilleures dans ce genre selon moi.

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Déception : 2/5, Fantastique, jeunesse, Les avis de Foxyreader

Afterworlds de Scott Westerfeld

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Titre : Afterwolrds

Auteur : Scott Westerfeld

Genre : Jeunesse, Fantastique

Maison d’édition : Pocket Jeunesse

Date de parution : 05/03/2015

Nombre de pages : 670 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 18.90 €

résumé

Darcy Patel, dix-huit ans, a mis l’université entre parenthèses. Elle vient de signer un contrat pour publier son premier roman, « Afterworlds ». L’histoire de Lizzie, une ado qui échappe de justesse à une attaque terroriste en simulant la mort.
Tandis que la jeune Darcy écrit et plonge dans l’effervescence de la scène littéraire new-yorkaise, Lizzie passe de notre monde à un monde intermédiaire, un lieu entre la vie et la mort, où elle va dénouer les secrets du passé… Et rencontrer le garçon de ses rêves…

note

2

mon-avis

J’avais vraiment hâte de lire ce livre car Scott Westerfeld est un auteur que j’apprécie tout particulièrement. Je vous recommande d’ailleurs ses différentes séries (Uglies, Midnighters, Leviathan). J’avais donc de grosses attentes concernant ce roman. Dire que je ne l’ai pas aimé du tout serait un mensonge, mais j’ai été déçue par ma lecture. Il m’a manqué ce petit « truc » spécial que je retrouve normalement dans les livres de cet auteur.

Le roman contient en réalité deux histoires bien distinctes. D’un côté, on suit Darcy, une jeune écrivaine partie à l’aventure à New York. Elle arrive dans cette nouvelle ville, découvre le monde de l’édition, rencontre d’autres auteurs ; elle a quelques mois pour corriger son roman et en écrire la suite. De l’autre, on fait la connaissance de Lizzie, le personnage principal du premier roman de Darcy. Lizzie est la seule survivante d’un attentat dans un aéroport. Elle a réussi à rester en vie en faisant la morte, mais elle est alors passée dans l’envers du décor, une dimension où l’on peut voir les fantômes et se déplacer à son gré. Elle peut désormais voir tous les fantômes qu’elle croise et basculer quand elle le souhaite dans l’envers du décor. À chaque chapitre, on alterne entre les points de vue des deux jeunes filles. C’est un peu difficile de rentrer dans l’histoire au début à cause de cette alternance (il n’existe aucun lien entre les deux histoires excepté le fait que celle de Lizzie est écrite par Darcy), mais on s’habitue au fur et mesure des pages. J’ai d’abord préféré suivre les aventures de Darcy, ensuite j’ai accroché de la même manière aux deux narrations. J’ai bien aimé la mise en abîme du livre, le fait que l’on en apprenne plus sur ce que les éditeurs demandent à leurs auteurs. On voit bien que Darcy doute de ses capacités en tant qu’auteur, qu’il ne suffit pas de voir son manuscrit acheté par une maison d’édition pour être sûr qu’un roman voit vraiment le jour. J’ai aussi trouvé que la relation gay qu’elle entretient avec une autre jeune auteure était bien menée, et surtout exposée comme totalement normale (pas de réflexion sur les couples homosexuels). Malheureusement, je ne me suis pas vraiment attachée à Darcy, ni à sa petite amie Imogen (que je ne voyais pas comme une personne très agréable à vivre). Lizzie m’a plus convaincue en tant que personnage, elle essaie de faire de son mieux, d’écouter ses sentiments, de faire ce qu’elle croit juste. Le côté fantastique, l’univers des fantômes était assez sympa dans son histoire, même si j’ai eu du mal à définir totalement ce qu’étaient les fantômes : ils sont censés n’être là que grâce aux souvenirs des vivants, mais ils semblent quand même avoir une vie propre. Malgré le côté sympathique et le fait que j’ai apprécié suivre les deux histoires en parallèle, j’ai eu l’impression de rester en retrait de ce qui se passait, je ne me sentais pas concernée. Pire que cela, je n’avais pas spécialement envie de savoir la suite, j’aurais très bien pu refermer le livre sans en connaître la fin, je pense que celle-ci ne m’aurait pas manqué.

En revanche, j’ai trouvé intéressant de lire les remarques de Darcy sur son livre et les changements qu’elle souhaite y apporter et en même temps découvrir l’histoire de ce même livre. De plus, l’auteur a pris soin d’adopter un style différent selon le point de vue de l’histoire, comme si l’on lisait du Scott Westerfeld pour les chapitres sur Darcy, et du Darcy pour ceux sur Lizzie.

Je ne sais si je dois recommander ce livre ou non. Les amateurs des romans de Scott Westerfeld voudront probablement se forger leur propre avis, ceux qui ne le connaissent pas devraient plutôt se lancer dans un autre de ses romans.

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Historique, jeunesse, Les avis de Foxyreader, Très bonne lecture 4/5

Max de Sarah Cohen-Scali

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Titre : Max

Auteur : Sarah Cohen-Scali

Genre : Jeunesse, Historique

Maison d’édition : Gallimard

Date de parution : 31/05/2012

Nombre de pages : 473 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 15.90 €

résumé

« 19 avril 1936. Bientôt minuit. Je vais naître dans une minute exactement. Je vais voir le jour le 20 avril. Date anniversaire de notre Fürher. Je serai ainsi béni des dieux germaniques et l’on verra en moi le premier-né de la race suprême. La race aryenne. Celle qui désormais régnera en maître sur le monde. Je suis l’enfant du futur. Conçu sans amour. Sans Dieu. Sans loi. Sans rien d’autre que la force et la rage. Je mordrai au lieu de téter. Je hurlerai au lieu de gazouiller. Je haïrai au lieu d’aimer. Heil Hitler ! » Max est le prototype parfait du programme « Lebensborn » initié par Himmler. Des femmes sélectionnées par les nazis mettent au monde de purs représentants de la race aryenne, jeunesse idéale destinée à régénérer l’Allemagne puis l’Europe occupée par le Reich.

note

4

mon-avis

Le nom de ce livre ressort très souvent sur la blogosphère lorsque l’on parle des romans sur la seconde guerre mondiale. Bien que son personnage principal soit fictif, il évoque un sujet bien réel, le « Lebensborn ». C’est toujours un peu difficile de mettre des mots sur ce que l’on ressent lors de ces lectures qui portent sur des « sujets difficiles ». On a envie de dire que le livre est très bon, mais que son contenu horrible, ce qui semble contradictoire. Je vais tout de même tenter de vous donner mon avis sur ce roman.

Ce livre nous raconte l’histoire de Konrad, appelé « Max » par sa mère biologique. Konrad est un enfant du programme de l’Allemagne nazi qui consistait à faire en sorte que les officiers SS, choisis selon des critères précis, aient des enfants avec des femmes, elles aussi choisies pour leur grandeur, leurs yeux bleus, leurs cheveux blonds, la largeur de leur bassin, etc. On suit d’abord les pensées de Konrad (narration à la première personne) alors qu’il est encore dans le ventre de sa mère. Il est déjà capable de comprendre tout ce qui se passe autour de lui et souhaite être le premier à naître le jour de l’anniversaire d’Adolf Hitler. Je vous laisse imaginer à quel point il est horrible de lire toutes les idées du parti nazi dans les pensées d’un enfant qui n’est pas encore né. On voit ensuite Konrad grandir, jusqu’à la fin de la guerre. Il aide aux enlèvements d’enfants en Pologne, intègre ensuite une école dans laquelle ces enfants sont « germanisés ». Il a presque toujours droit à un traitement de faveur, parce qu’il a été baptisé par Hitler en personne. S’il lui arrive de refuser d’obéir, c’est par ennui, par esprit de contradiction et non par un éclair de conscience. L’auteure s’est beaucoup documentée pour écrire son histoire et, en lisant le roman, on en apprend plus sur l’Allemagne de la deuxième guerre mondiale et surtout sur ce programme, « Lebensborn ». On s’attache progressivement à Konrad même si on ne peut que réprouver ses idées. Il reste cependant un enfant, ce que l’on peut ressentir dans certains passages ; pourtant, on lui demande de refouler cette « faiblesse ». Plus qu’un personnage que j’aurais aimé ou détesté, disons qu’il s’agit d’un personnage intéressant, pour sa psychologie et pour son développement. L’arrivée dans l’histoire de Lukas, un jeune Polonais juif arraché à sa famille, au physique correspondant aux normes aryennes voulues par les nazis, amène un tournant bienvenu, un coup de pouce pour faire avancer l’histoire sur une nouvelle voie. Ce nouveau personnage pousse Konrad à mettre en doute ses convictions, ce qui m’a ravi. Lukas n’est pas sans défaut, mais il m’a davantage plu que Konrad, ne serait-ce que parce qu’il se rend compte de l’horreur des actes des Allemands (j’en demande beaucoup à des enfants, je sais). C’est en tout cas un personnage qui m’a plus touchée. Je ne m’étendrai pas plus sur la suite de l’histoire, bien qu’elle mérite d’être discutée, pour ne pas vous spoiler. Je peux tout de même vous dire que j’ai beaucoup aimé.

Le style de l’auteure est assez cru, surtout quand on prend en compte le fait qu’il s’agit des pensées d’un enfant. Elle n’hésite pas à utiliser des mots comme « pute » ou à parler de sexe, le tout dans la bouche d’un garçon de moins de 10 ans. Cela ne m’a pas gêné, j’ai trouvé que cela servait le propos : il n’y a plus d’innocence dans cet enfant, ou du moins, elle est enfouie tout au fond de lui. J’ai été plus gênée par contre par certaines explications superflues qui étaient parfois données, mais je me suis dit qu’elles étaient sûrement destinées aux enfants, car il s’agit là d’un livre jeunesse (même si je ne le mettrais pas dans toutes les mains), et qu’elles permettaient de donner un air hautain à Konrad, soi-disant plus informé que le lecteur.

Je vais conclure cette chronique un peu longue en conseillant ce livre, ne serait-ce que pour avoir un autre point de vue sur la deuxième guerre mondiale. Je pense toutefois qu’il ne convient pas aux trop jeunes lecteurs .

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Contemporaine, Fantastique, Les avis de Foxyreader, Très bonne lecture 4/5

Marina de Carlos Ruiz Zafón

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Titre : Marina

Auteur : Carlos Ruiz Zafón

Genre : Contemporain, Fantastique

Maison d’édition : Pocket Jeunesse

Date de parution : 20/01/2011

Nombre de pages : 332 pages

Nombre de tomes : 1

Prix : 19.00 €

résumé

Dans la Barcelone des années 1980, Oscar, quinze ans, a l’habitude de fuir le pensionnat où il est interne. Au cours de l’une de ses escapades, il fait la connaissance de Marina. Fascinée par l’énigme d’une tombe anonyme, Marina entraîne son jeune compagnon dans un cimetière oublié de tous. Qui est la femme venant s’y recueillir ? Et que signifie le papillon noir qui surplombe la pierre tombale ? S’égarant dans les entrailles d’une terrifiante cité souterraine, s’enfonçant dans les coulisses d’un inquiétant théâtre désaffecté, Oscar et Marina réveillent les protagonistes d’une tragédie vieille de plusieurs décennies.

note

4

mon-avis

Ce livre traînait dans ma PàL, on me l’a offert il y a quelques années. J’ai toujours entendu des éloges sur l’écriture de Carlos Ruiz Zafón. J’avais donc hâte de commencer ce roman. Le livre refermé, je dois dire que l’histoire ne correspond absolument pas à l’idée que je m’en faisais, mais, une chose est sûre, j’ai apprécié ma lecture.

Ce roman nous raconte l’histoire d’Oscar, un jeune homme de 15 ans qui vit dans un internat à Barcelone. Il a l’habitude de se promener dans de vieux quartiers de la ville et c’est là qu’il rencontre Marina par un après-midi brumeux. Cette dernière vit dans une vielle maison avec son père. Ensemble, les deux adolescents vont un jour se rendre dans un cimetière et suivre une mystérieuse dame habillée de noir. Découvrant une série de pantins désarticulés et dont il manque certaines pièces, ils se mettent à enquêter sur une ancienne fabrique de prothèses. Ils rencontrent divers personnages qui apportent chacun leur lot d’informations. J’ai beaucoup aimé suivre cette enquête, découvrir peu à peu les différentes pièces du puzzle et les mettre en place. Je ne suis pas une grande amatrice de romans dits « policiers » et d’enquêtes, mais l’ambiance du roman, très fantastique, les quartiers brumeux ou assombris sous la pluie et le fait que les deux « enquêteurs » soient des adolescents m’ont permis d’apprécier l’intrigue dans sa globalité. J’ai lu plusieurs fois dans des avis que les éléments fantastiques avaient pu en déranger certains, mais ils ont, pour ma part, au contraire apporté un plus à l’histoire. Ce que j’ai cependant un peu moins apprécié, c’est le fait que la relation entre Marina et Oscar était moins développée que je l’aurais voulu. De plus, l’enquête et leur relation étaient trop séparées dans l’histoire, il n’y avait pas de réelle liaison entre elles. La fin du roman, que l’on voit arriver assez tôt, m’a quelque peu émue.

Oscar est un personnage qui m’a beaucoup plu, c’est un garçon assez solitaire avec un côté très mélancolique. On voit bien à quel point il apprécie Marina, petite faiblesse qui m’a touchée. Je dois avouer que certaines de ses réactions m’ont laissée perplexe (c’est peut-être lié au fait que je suis une froussarde). Marina m’a semblée plus froide, on en apprend moins sur elle. Son père est un personnage que j’ai adoré, cet artiste qui voit plusieurs fois son monde s’écrouler. Les autres personnages sont plus survolés, mais l’auteur prend tout de même la peine de nous raconter leur histoire, marquant une pause bienvenue dans la narration. Cela permet de développer aussi les personnages secondaires.

Pour résumer, c’est un roman que je conseille à tout le monde, ne serait-ce que pour son ambiance brumeuse dans les rues de Barcelone. À éviter cependant si l’on n’est pas amateur de fantastique.

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Déception : 2/5, Drame, Les avis de Foxyreader, Romance

Falling into you, tome 1 : Te succomber de Jasinda Wilder

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Titre : Falling into you, tome 1 : Te succomber

Auteur : Jasinda Wilder

Genre : Drame, Romance

Maison d’édition : Michel Lafon

Date de parution : 09/01/2014

Nombre de pages : 339 pages

Nombre de tomes : 3

Prix : 15.95 €

résumé

« Je n’ai pas toujours été amoureuse de Colton Calloway ; j’ai d’abord été amoureuse de son petit frère, Kyle. Kyle fut mon premier amour… »
À 18 ans, Nell est inconsolable. Kyle, à la fois son meilleur ami et l’amour de sa vie, l’a quittée. Elle sombre dans un chagrin fou dont personne ne semble pouvoir la tirer.
Deux ans plus tard, la jeune femme croise le chemin de l’insaisissable Colton, le frère aîné de Kyle. La douleur est toujours vive, mais une irrésistible pulsion l’attire vers lui. Passion ? Fureur de vivre ? Un lien unique les unit et les consume au plus profond d’eux-mêmes.
Colton pourra-t-il redonner à Nell le goût d’aimer ?

note

2

mon-avis

Je ne sais toujours pas pour quelle raison exactement j’ai choisi de lire ce livre. Peut-être le nombre certain de critiques élogieuses que l’on peut trouver sur la toile. Quoi qu’il en soit, c’est un roman que j’aurais pu tout à fait zapper, il ne m’a pas vraiment plu, voire pas du tout.

Le personnage principal, Nell, est une jeune fille apparemment magnifique qui se rend compte un jour que son meilleur ami Kyle devrait être bien plus que ça pour elle. Heureusement, il est d’accord, ils décident donc de sortir ensemble. Jusqu’ici tout va bien ; le récit est plutôt mignon, quoique un peu fade. Arrive l’accident qui va les séparer : la scène est un peu tirée par les cheveux, mais soit, au final, il s’agit de l’introduction de l’histoire (ceci est tout de même mentionné sur la quatrième de couverture). Pour être tout à fait honnête, j’ai lu toute cette première partie (un tiers du roman) en une soirée. Bizarrement, il m’a fallu presque une semaine pour lire le reste ; l’envie de continuer m’avait un peu quittée. Quand j’ai trouvé la motivation de rouvrir le livre, ça a été pour découvrir que Nell se met à baver sur Colton, le frère de feu son petit ami, le jour de l’enterrement de ce dernier. Elle n’arrive pas à faire son deuil, ni à ressentir d’émotions, mais ça, elle peut le faire. Elle prend tout de même peur, il y a donc un saut de deux ans dans le temps avant qu’elle ne recroise Colton. On assiste ensuite à un coup de foudre plus que rapide, teinté d’une certaine culpabilité envers Kyle. La fin comporte presque essentiellement des scènes de sexe. Ces dernières ne me dérangent pas en elles-mêmes, mais il faut que le reste soit travaillé, que la trame de fond soit plus développée que ces scènes. Ce n’est pas le cas ici : on en apprend certes plus sur le passé des personnages, sur ce qu’ils ressentent, mais j’ai eu l’impression que le tout était vite balancé à la tête du lecteur, presque tout d’un coup, sans réelle évolution. Il y a une partie écrite avec le point de vue de Nell et une autre avec celui de Colton, la seconde m’a plus plu que la première.

Je dois avouer qu’en plus de problèmes liés à l’intrigue, j’ai aussi eu du mal avec les personnages. Kyle ne m’a pas touchée du tout, je l’ai trouvé fade et je l’ai assez vite oublié quand son frère a pris le devant de la scène. C’est vrai que Colton est le personnage qui m’a semblé le plus intéressant, mais j’ai souvent levé les yeux au ciel devant certaines de ses répliques cucul au possible (ou assez crues lors des scènes plus olé olé). Nell, quant à elle, m’a beaucoup agacée, elle ne sait pas ce qu’elle veut, change d’avis comme de chemise et se répète sans cesse les mêmes choses. Le style du roman ne m’a pas aidée à apprécier ma lecture : je ne sais pas si c’est à cause de la traduction (et à cause de ma formation qui me pousse toujours à chercher les fautes), mais il y a de nombreuses tournures de phrases qui m’ont dérangée (sans mentionner le « oh mon dieu » à répétition de l’héroïne). Un point positif que je peux cependant relever est l’omniprésence de la musique dans le récit ; la liste des chansons citées, que l’on peut voir comme une proposition de playlist pour accompagner sa lecture, est une bonne idée.

Je pense que vous l’aurez compris, ce livre ne m’a pas convaincue du tout, j’ai eu du mal à terminer ma lecture. Je ne le recommande donc pas, comme vous pouvez l’imaginer.

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